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Celui qui ne meurt jamais de Dominique Faget

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« Une lame pour trancher. Un poignard pour découper. Un pic pour achever ».

Je ne connaissais pas du tout ce livre, bien qu’il ait reçu le Prix des lecteurs Prix VSD du Polar 2014. Je l’ai repéré en fait, lors de l’opération réalisée par François Busnel et la Grande Librairie sur France 5 qui questionnaient les lecteurs concernant le livre qui avait changé leur vie. J’y ai participé et régulièrement je regardais bien sûr le choix des autres lecteurs… et « Celui qui ne meurt jamais » revenait assez souvent dans les votes. J’ai donc eu la curiosité de le lire, d’autant que j’aime les polars.
Le début n’est pas très clair… 2 histoires, voire 3 alternent, l’une qui se déroule au départ en Egypte en 600 av. J.C. (pays et période que j’aime) et l’autre vers Bordeaux dans les années 1970 avec le passé familiale de certains protagonistes qui se déroulent en Afrique à l’époque coloniale. Si bien qu’au départ, cela faisait un peu fouillis. Puis petit à petit, on connait de mieux en mieux les personnages, on s’y attache et on prend plaisir à suivre chacun avec leur histoire. En toile de fond, il y un mystérieux masque africain qui a l’air d’avoir des pouvoirs puissants et surnaturels et un tueur en série qui sévit dans la région de Bordeaux avec une très grande cruauté.
Tous les personnages se trouvent très intimement mêlés aux évènements…. le puzzle petit à petit se reconstitue… et….
Non je ne peux vous dévoiler la suite, car c’est un thriller, et donc le suspens, l’intrigue est primordiale. Mais cette histoire permet de voyager dans le temps, les civilisations… un peu d’étrange, du suspens, des histoires d’amour… la sauce prend bien, c’est agréable à lire et on attend la fin avec impatience… pour une fois, j’avais trouvé le coupable, mais de nombreuses fois, je me suis dit que je me trompais… mais non !
Très bonne lecture que je vous recommande.

« Bohoussou repensait que la veille encore, il n’avait fait qu’un avec l’esprit de l’objet quand ce dernier l’avait habité pour une ultime transe, alors qu’il avait dansé devant les étrangers. À ce moment-là, ce n’était plus Bohoussou qui s’agitait mais l’autre qui avait pris possession de son corps et qui avait intégré son âme. L’homme avait prêté son enveloppe charnelle à celui qu’il avait rencontré vingt ans plus tôt lorsqu’il travaillait sur la voie des chemins de fer.
Le génie du Masque, cet ancêtre qui habitait ce corps de bois, lui avait tout appris. C’est avec lui qu’il avait fait son initiation dans les forêts sacrées lors des cérémonies du Poro. C’est lui qui l’avait guidé dans ses choix de vie. Et quand il prenait possession de lui, Bohoussou entrait en transe. Son corps ne lui appartenait plus. Ce n’était pas ses jambes qui bougeaient mais celles de l’autre. Il ne ressentait plus ni la fatigue, ni la peur, ni la haine, ni la félicité. Il n’existait plus ».

Résumé éditeur :
En Afrique, à la mort d’un homme, le sculpteur du village s’imprègne de l’aura du défunt et façonne secrètement un Masque à son effigie. L’âme du disparu y sera enfermée pour l’éternité. Automne 1975, à Bordeaux, des femmes sont retrouvées atrocement mutilées… Un reporter se retrouve en proie à des cauchemars et à des visions d’horreur… Une jeune inspectrice métisse enquête. Ses investigations la mèneront au cœur de l’Afrique et de ses mystères.
Prix des lecteurs Prix VSD du Polar 2014

« La sensation bizarre qui avait envahi Alain continuait à grandir. Son frère parlait, parlait et au fur et à mesure une rage extrême le submergeait. Cela faisait à peine trois minutes que Patrick était là et Alain ne le supportait déjà plus. L’air suffisant et le rictus de contentement qui lui soulevait les lèvres l’agaçaient au plus haut point.
Alain perçut une crispation au creux de son estomac. Ce n’était pas seulement la faim qui le tenaillait mais une espèce de haut-le-cœur que lui produisait maintenant la présence de son frère. Il se rendit compte que c’était toujours la même chose avec son cadet : l’étalage de sa réussite, les aspects matériels de sa vie. C’était comme lorsqu’ils étaient enfants. Tout ce qu’exécutait son cadet était mieux que ce que faisaient les autres. Sa mère le lui avait, tant de fois, répété ».

Lien vers la fiche du livre sur Babélio
http://www.babelio.com/livres/Faget-Celui-qui-ne-meurt-jamais/669404

« Elle se sentait maintenant prisonnière de son corps comme si ce dernier s’était statufié. Elle commençait même à manquer d’air…
Elle devinait juste qu’elle était allongée, immobile et groggy, sur le carrelage glacial. Ses yeux ne pouvaient se mouvoir mais elle aperçut une vague silhouette plonger la main dans un sac pour en retirer un instrument brillant. Elle resta pétrifiée en regardant l’appareillage horrible. Dans ses tempes, des coups sourds battaient à un rythme infernal. Elle tenta désespérément de se mouvoir par un effort colossal mais elle n’arrivait à rien. Aucun cri même ne pouvait sortir de sa gorge…
Ce qui augmenta sa panique, ce fut quand elle ressentit une fulgurante douleur et comprit qu’un liquide chaud jaillissait et coulait sur son corps. Seuls ses yeux exorbités reflétaient l’horreur qu’elle était en train de vivre… »
« De ton corps il ne restera plus rien. Tu m’as dérobé mon bien le plus précieux. Je te volerai ton éternité. Tu n’accèderas jamais à l’immortalité.
Tu entends, tu ne seras jamais un bienheureux Osiris ».
« Ubakwanda observait, avec circonspection, l’hominien blanc accroupi qui enfournait maintenant la nourriture, goulûment, dans sa bouche. Il se demanda alors s’il avait eu vraiment raison d’en demander la possession au conseil des sages. De toute façon, s’il avait eu tort, il serait toujours à même de le tuer et le dépecer pour en faire plusieurs repas.
— Ubakwanda, fit le jeune Noir en se frappant la poitrine. Il tapa à plusieurs reprises le thorax de l’Égyptien en hochant tête vers lui. Ce dernier lui répondit :
— Enmouteff ».
« — Là, c’est Ubakwanda, tu dis ?
— Exact, je relate mon histoire depuis mon départ d’Égypte. Je la grave dans la pierre pour qu’elle soit éternelle. La parole s’envole, l’écrit reste. Je parle donc aussi de toi quand tu m’as sauvé la vie.
Ubakwanda essayait d’appréhender ce qui lui paraissait incompréhensible. Il resta un long moment à scruter ces centaines de symboles qui tapissaient la roche tandis qu’Enmouteff orientait la torche vers la muraille pour qu’il puisse mieux les observer ».
« — Ah, Alain, laisse-moi te présenter Kassoum, mon grand copain de classe, celui qui me défendait contre les grands qui venaient me tirer les cheveux, s’écria Awa en sautant de son tabouret.
En face des yeux étonnants du Français, Kassoum eut un moment de saisissement. Devant le sourire engageant et la poignée de main franche que le Blanc lui tendit, l’Africain parut s’amadouer.
— Je te remercie de bien vouloir nous servir de guide, Kassoum. As-tu vu ces clichés ? Étonnants, non ? »

Billet réalisé le 25 janvier 2015

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Cette entrée a été publiée le 3 avril 2015 par dans Thriller, et est taguée , , , , , .

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