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Les Enfants de la Terre, Tome 6 : Le pays des grottes sacrées de J.M. Auel

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« Les conflits étaient rares entre les Zelandonii et leurs voisins, en partie parce que les terres étaient si vastes et les populations si faibles, également parce que leur survie en dépendait. Lorsqu’une Caverne devenait trop peuplée, un petit groupe la quittait mais n’allait pas plus loin que le lieu accueillant le plus proche. Peu voulaient s’établir très loin de la famille ou des amis, non seulement à cause des liens d’affection mais aussi parce qu’ils voulaient rester près de ceux sur qui ils pouvaient compter dans l’adversité. Là où la terre était riche et capable de les nourrir, ils avaient tendance à vivre en groupes nombreux, mais il existait de grandes étendues inhabitées où ils n’allaient que pour des expéditions de chasse ou de cueillette.
Le monde de l’âge glaciaire, avec ses glaciers étincelants, ses rivières aux eaux claires, ses cascades grondantes, ses troupeaux gigantesques, était d’une beauté spectaculaire mais terriblement dur, et les rares êtres humains qui y vivaient avaient conscience de la nécessité absolue de maintenir des liens puissants. Vous aidiez quelqu’un aujourd’hui parce que vous auriez probablement besoin d’aide demain. Voilà pourquoi s’étaient développés des coutumes, des usages, des traditions qui tendaient à atténuer l’hostilité entre personnes, à apaiser les ressentiments et à maîtriser les émotions ».

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Et voilà j’ai enfin lu ce dernier tome de la saga « Les Enfants de la Terre » de J.M. Auel : Le pays des grottes sacrées. J’ai adoré cette série que j’avais lu il y a déjà un moment…. Et quand l’auteur, en 2011, après 9 ans d’attente, a offert à ses fans, une suite, un tome 6 à l’histoire d’Ayla… j’avoue que j’ai été plus qu’enthousiaste et avais hâte de le lire.
Ça y est c’est fait.
Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, tout au long de ces livres, nous suivons avec beaucoup, beaucoup d’intérêt la vie d’Ayla, jeune Homo-sapiens qui perd ses parents dans un tremblement de terre. Elle est alors toute jeune, à peine 5 ans. Elle est recueillie par un clan de néandertaliens (espèce d’hommes qui se situe avant le peuple d’Ayla au niveau de l’évolution). Elle fait partie des « Autres » et est donc adoptée par des « Têtes plates » comme les appellent les Autres… qui les considèrent comme des animaux.
C’est passionnant de suivre son histoire, les différences entre les 2 peuples, leur vie ou parfois leur survie à une époque glaciaire pendant la Préhistoire.
Et puis Ayla partira pour retrouver son peuple… et… je ne vous raconte pas toute l’histoire, à vous de lire.
Je me suis replongée avec délice et facilement, malgré le temps, dans la vie d’Ayla, de Jondalar, de Jonayla, des chevaux Whinney, Rapide et Grise, de Loup etc.
Tout en prenant plaisir à lire, mais aussi à découvrir d’innombrables grottes sacrées avec des peintures rupestres extraordinaires… j’avoue que j’ai fini par « m’ennuyer » un peu… pas assez de rebondissements et de « tragédie » à mon goût… attention, je me plains d’aise… et puis vers un gros dernier quart du livre, ma soif d’aventure a enfin été comblée… j’ai vraiment beaucoup aimé la fin…
En refermant le livre, je me suis demandée, s’il n’y aurait pas une suite… je m’explique. La fin est une fin, mais une fin très ouverte… et J.M. Auel pourrait facilement rebondir pour poursuivre la saga. Je ne sais pas. En cherchant sur internet, je n’ai rien vu de tel d’annoncé. Et puis cette dame est née en 1936, donc plus de très grande jeunesse, donc… car à n’en pas douter, ces livres nécessitent beaucoup de recherches documentaires pour être écrits… donc du temps.
En résumé, j’ai aimé cette suite ! Je vous la conseille vivement et si par hasard, vous n’avez pas encore lu la saga… vite, faites-le ! C’est passionnant !
Juste pour info, la saga a eu un succès planétaire (J.M. Auel est américaine). Ses livres se sont vendus à plus de 45 millions d’exemplaires dans le monde.

« Ceux-là regardaient fixement Loup mais, d’une manière générale, l’animal était accueilli par un sourire, surtout par les enfants. Il restait près d’Ayla, qui portait le bébé à qui il était profondément attaché. Les groupes nombreux comprenant des inconnus le mettaient mal à l’aise. L’instinct qui le poussait à protéger sa meute s’était renforcé à mesure qu’il prenait de l’âge et que divers incidents avaient marqué sa vie. En un sens, la Neuvième Caverne était devenue sa meute, et le territoire qu’elle habitait le sien, mais il ne pouvait pas protéger tout le groupe, encore moins les nombreuses autres personnes qu’Ayla lui avait « présentées ». Il avait appris à ne pas les traiter avec hostilité mais ils étaient trop nombreux pour correspondre à sa notion instinctive de meute. Il avait donc décidé que ceux qui étaient proches d’Ayla étaient sa meute, ceux qu’il devait protéger, en particulier le petit jeune, qu’il adorait ».

Presse-de-la-cité

Résumé éditeur :
La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par une tribu Neandertal a fait bien du chemin depuis Le Clan de l’Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures publié il y a maintenant trente ans. Ayla vient de mettre au monde une petite fille prénommée Jonayla, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la Neuvième Caverne, la choisit pour lui succéder un jour. Pour parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l’occasion pour l’apprentie Zelandoni de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Cette formation, jalonnée de rites de passage, n’a rien d’une promenade de santé, et Ayla devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d’épouse et les exigences de son apprentissage ? L’amour de Jondalar et d’Ayla résistera-t-il à tant d’épreuves ?

« — Je vous présente Ayla des Zelandonii, mère de Jonayla, Protégée de Doni, Acolyte de Zelandoni de la Neuvième Caverne, Celle Qui Est la Première parmi Ceux Qui Servent la Grande Terre Mère. Elle a pour compagnon Jondalar, fils de Marthona, ancienne Femme Qui Commande de la Neuvième Caverne, et frère de Joharran, son Homme Qui Commande actuel. Auparavant, elle était une Mamutoï du Camp du Lion, les Chasseurs de Mammouths qui vivent loin à l’est, et Acolyte de Mamut, qui l’avait adoptée comme fille du Foyer du Mammouth, leur Zelandonia. Elle a aussi été Choisie et marquée dans sa chair par l’Esprit du Lion des Cavernes, son totem, et elle est Protégée de l’Ours des Cavernes. Elle est l’amie des chevaux Whinney et Rapide, de la pouliche Grise et du chasseur à quatre pattes qu’elle appelle Loup.
Ayla ne savait pas si elle avait été acolyte du Mamut du Foyer du Mammouth, mais il l’avait effectivement admise dans son foyer et l’avait formée. La Première n’avait pas mentionné qu’elle avait aussi été adoptée par le Clan, ceux que les Zelandonii appelaient Têtes Plates. Elle y avait fait simplement allusion en disant qu’elle était protégée par l’Esprit de l’Ours des Cavernes. Ayla doutait que la Première comprît pleinement que cela signifiait qu’elle avait appartenu au Clan, du moins jusqu’à ce que Broud la répudie, la maudisse et la force à partir ».

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Lien vers la fiche du livre sur Babélio
http://www.babelio.com/livres/Auel-Les-Enfants-de-la-Terre-Tome-6–Le-pays-des-grott/254449

« Ayla sourit quand elle entendit le timbre riche de la Première entamant le Chant de la Mère :
Des ténèbres, du Chaos du temps,
Le tourbillon enfanta la Mère suprême.
Elle s’éveilla à Elle-Même sachant la valeur de la vie,
Et le néant sombre affligea la Grande Terre Mère.
La Mère était seule, la Mère était la seule.
Ayla avait adoré la Légende de la Mère la première fois qu’elle l’avait entendue, et elle l’aimait particulièrement quand elle était interprétée par la Première parmi Ceux Qui Servaient la Grande Terre Mère. Le reste des Zelandonii se joignit à elle, les uns chantant, les autres récitant. Les joueurs de flûte ajoutèrent leurs harmonies et une Zelandonii exécuta une fugue en contrepoint ».

« Première repartit en tenant haut sa lampe et pour la première fois ils aperçurent le plafond. Lorsqu’ils approchèrent du bout de la galerie, ils pénétrèrent dans une zone où la grotte était si basse que la tête de Jondalar effleurait la voûte. La surface en était presque plane, et de couleur très claire, mais surtout couverte de dessins d’animaux aux contours noirs. Il y avait des mammouths, bien sûr, certains très détaillés, avec les longs poils de leur fourrure et leurs défenses, d’autres représentés par la seule forme caractéristique de leur dos. Il y avait plusieurs chevaux, dont un grand étalon qui dominait son espace, de nombreux bisons, des chèvres et des antilocapres, ainsi que deux rhinocéros. On ne décelait aucun ordre de taille ou de direction, et beaucoup étaient dessinés par-dessus d’autres, comme s’ils tombaient du plafond au hasard.
Ayla et Jondalar allaient et venaient en s’efforçant de tout voir et d’en dégager un sens. Elle leva un bras, toucha le plafond. La surface rugueuse et uniforme de la roche fit picoter ses doigts ».

« Jonayla était une fillette adorable que tous prenaient plaisir à divertir et, seul enfant du groupe, elle se retrouvait au centre de l’attention. Loup également, parce qu’il laissait les membres de la Onzième le toucher et le caresser, mais plus encore parce qu’il obéissait aux ordres de ceux qu’il connaissait, en premier lieu Ayla, Jondalar et Jonayla. Tous étaient aussi intrigués par le pouvoir des trois visiteurs sur leurs chevaux. Whinney, douce et docile, était sans doute la plus proche d’Ayla. Jondalar guidait avec une grande maîtrise l’étalon plus fougueux qu’il appelait Rapide, mais le plus stupéfiant, c’était la façon dont la petite Jonayla montait Grise, la jeune jument, et s’occupait d’elle, bien qu’il fallût encore l’aider à grimper sur son dos ».

« Jondalar avait confectionné des sagaies pour Ayla aussi bien que pour lui et il les lui donna pour qu’elle les marque de son abelan. Elle les compta ; il y en avait deux fois dix, vingt. Elle traça quatre lignes rapprochées sur chaque hampe. Sa marque personnelle. Puisqu’elle n’était pas née parmi les Zelandonii, elle avait choisi elle-même son abelan et opté pour des marques semblables aux cicatrices laissées, enfant, sur sa jambe par un lion des cavernes. C’est ainsi que Creb avait décidé que le Lion des Cavernes serait son totem.
Les marques servaient ensuite à identifier le chasseur qui avait abattu tel ou tel animal afin qu’il puisse lui être attribué et que la répartition de la viande soit équitable. Non pas que la personne qui avait tué la bête recevait toute la viande, mais elle choisissait en premier les morceaux qu’elle voulait et, plus important, on lui attribuait le mérite d’avoir fourni de la viande. Cela voulait dire louanges, reconnaissance et obligation de rendre. Les meilleurs chasseurs distribuaient souvent la majeure partie de leur viande uniquement pour accumuler du mérite, parfois à la grande consternation de leur compagne, mais on s’attendait à une telle attitude de leur part »

« — Je vois que tu as trouvé le crâne. J’allais vous le montrer, dit la Gardienne.
— Des membres du Clan sont venus ici ? s’enquit Ayla.
— Des membres du Clan ? répéta la Gardienne en secouant la tête.
— Ceux que vous appelez les Têtes Plates.
— C’est curieux que tu poses la question. Nous voyons effectivement des Têtes Plates par ici, mais seulement à certaines périodes de l’année. Ils font peur aux enfants ; nous sommes cependant parvenus à une sorte de compréhension mutuelle, si tant est que ce soit possible avec des animaux. Ils gardent leurs distances et nous les laissons tranquilles dans la mesure où ils veulent seulement entrer dans la caverne.
— Je dois d’abord te dire que ce ne sont pas des animaux mais des humains. L’Ours des Cavernes est leur principal totem, ils disent être du Clan de l’Ours des Cavernes, fit remarquer Ayla.
— Comment peuvent-ils dire quoi que ce soit, ils ne parlent pas, répliqua la Gardienne.
— Si, ils parlent, mais pas comme nous. Ils emploient certains mots, mais parlent surtout avec les mains.
— Comment fait-on pour parler avec les mains ?
— Ils font des gestes avec leurs mains et leur corps.
— Je ne comprends pas, avoua la Gardienne.
— Je vais te montrer, dit Ayla en tendant sa torche à Jondalar. La prochaine fois que tu verras quelqu’un du Clan qui souhaite entrer dans la caverne, tu pourras lui dire ceci : « Je te salue et je tiens à te dire que tu es le bienvenu dans cette grotte, demeure des ours des cavernes. »
Elle accompagna ces mots des gestes appropriés ».

Billet réalisé le 7 avril 2013

2 commentaires sur “Les Enfants de la Terre, Tome 6 : Le pays des grottes sacrées de J.M. Auel

  1. pachrimaco
    11 juillet 2015

    bon WE ma Véro .. tu fais le pont ou déjà les vacances pour toi .. bizz

    Aimé par 1 personne

    • Lilou
      11 juillet 2015

      merci ma Pascalou, bon courage à toi… non pas de pont et pas encore de vacances…. mais ça vient bientôt gros bisous

      Aimé par 1 personne

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Cette entrée a été publiée le 11 juillet 2015 par dans historique, mes coups de coeur, et est taguée , , , , , , , .
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