Ma passion les livres

Partage de mes lectures

La trahison de Rembrandt de Alexandra Connor

la trahison de rembrandt

 

« J’écris ces lettres à moi-même. Pour ne pas devenir folle. Et, un jour, le monde saura qui tu étais. Ils sauront tout de moi, de toi… et du singe de Rembrandt ».

 

 

editions prisma

Résumé éditeur :

Vendre des lettres anciennes révélant un terrible secret sur le célèbre peintre au risque de provoquer l’effondrement du marché, Owen Zeigler, galeriste londonien aux abois, n’aura pas le temps de s’y résoudre pour sauver sa galerie de la faillite. Il sera assassiné comme d’autres avant lui, victimes d’un tueur particulièrement barbare qui s’inspire des tableaux de Rembrandt. Entre Londres, New York et Amsterdam, la vérité sur ces lettres maudites, dans un milieu tout en impostures et contrefaçons, mettra-t-telle fin aux meurtres en cascade dans leur mise en scène effroyable ?

 

 

 

« Ils s’appréciaient l’un l’autre, n’étaient pas dupes de l’humanité et savaient voir derrière les apparences. Flatté, valorisé, Teddy s’était révélé comme le support idéal, le parfait allié. L’espion exemplaire.

Et sans doute le seul homme de ce monde à connaître vraiment Owen Zeigler. À savoir tout de lui ».

 

 

1146591_632442276790373_1634417746_n

Il est toujours difficile de lire un nouveau livre après un livre qui vous a beaucoup plu… Le danger est toujours là que le suivant semble bien moyen en comparaison, alors qu’il est peut-être bon et nous aurait peut-être enthousiasmé dans d’autres circonstances. Après « Je me souviens » de Martin Michaud, j’ai eu beaucoup de mal à choisir. J’ai pris « La trahison de Rembrandt » car j’aime l’histoire, les arts et les polars, donc le cocktail devait me plaire.

Je vous avoue que le début de ce polar m’a semblé un peu faible et sans rythme. Je m’y ennuyais un peu. Et puis heureusement, sans atteindre le chef d’œuvre, petit à petit l’histoire et les personnages ont fini par prendre tournure et me prendre par la main. L’intrigue se déroule dans le monde de l’art, dans le monde des galeristes essentiellement à Londres, un peu à Amsterdam et une petite incursion à New-York. L’histoire qui se déroule de nos jours fait écho à des lettres écrites aux Pays-Bas à l’époque de Rembrandt, par sa maîtresse, servante et la mère de son fils bâtard qui sans savoir qu’il est son père, deviendra un de ses meilleurs élèves et faussaires, le singe de Rembrandt.

On y découvre le Rembrandt intime, cruel, faussaire, escroc, sans pitié…. Pas reluisant.

Il fera enfermer dans un asile-prison sa maîtresse pour des raisons que je vous laisse découvrir et qui aurait écrit des lettres révélant la vérité sur le peintre et surtout donnant une liste d’œuvres attribuées à Rembrandt mais en fait peintes par son fils bâtard et signées de la main du maître. Si ces lettres étaient révélées au public, le monde de l’art s’écroulerait. Les morts se succèdent. On suit Marshall dont le père Owen Ziegler, possesseur de ces lettres, a été torturé atrocement et tué. Marshall veut retrouver les assassins. L’intrigue est bien menée, nous réserve quelques surprises dont une de taille… C’est agréable à lire même si certains traits de caractères sont assez prévisibles et convenus. Je vous avoue que personnellement, l’image de Rembrandt et du monde de l’art en a pris un sacré coup. Je ne verrai plus jamais un tableau de Rembrandt avec le même œil malgré son génie et son art. En conclusion, « La trahison de Rembrandt » est un bon polar.

 

 

 

« Sur le seuil de la salle à manger de leur luxueuse demeure de Barnes, Rosella Manners observa son époux, impassible, les pieds nus. Elle avait retiré ses chaussures en rentrant tout à l’heure. Une vieille habitude, dans le seul but d’épargner l’orgueil de son mari, plus petit qu’elle de dix bons centimètres. Elle portait encore son manteau, boutonné jusqu’au cou, mais avait laissé son sac à main sur la console, dans l’entrée. À son arrivée, elle avait pris soin de ne pas attirer l’attention de la bonne. Personne ne devait entendre ce qu’elle s’apprêtait à dire ».

 

 

url

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

http://www.babelio.com/livres/Connor-La-trahison-de-Rembrandt/445077

 

 

 

« J’ai procédé à l’expertise de ces lettres, Owen. Elles sont authentiques. Le papier et l’encre correspondent à la bonne période, le filigrane aussi. L’usure des documents coïncide également avec ta théorie. J’ai répété par trois fois les tests. D’après moi, et un autre expert digne de confiance, ces lettres ont bien été écrites par Geertje Dircx au XVIIe siècle, aux Pays-Bas. Elles témoignent d’un crime ignoble et d’une extraordinaire supercherie artistique, les conséquences de leur révélation, je crois inutile de te le rappeler, seraient désastreuses.

Fais attention à toi, mon ami. Ces lettres pourraient bien se révéler mortelles entre de mauvaises mains. Elles sont en tout cas dangereuses et je te recommande la plus grande prudence.

La note était signée Stefan Van der Helde ».

 

 

 

« – Ohé, Marshall ! appela quelqu’un dans Albemarle Street. Je savais bien que c’était toi…

Avec sa façon de marcher comme sur des œufs, Timothy Parker-Ross se hâta vers Marshall. Son ami l’étreignit avec tendresse, avant de le lâcher, l’air embarrassé.

– Désolé, Marshall, mais je suis si content de te voir… C’est triste, pour ton père.

– Moi aussi, je suis content de te voir, dit Marshall avec chaleur. Je te croyais à l’étranger.

– Je suis rentré… Et je ne tarderai pas à repartir. Tu me connais, j’ai toujours aimé les voyages…

– Je me souviens. Tout jeune, tu disais que tu voulais visiter chaque pays de la planète. Et apprendre toutes les langues.

– Eh bien, pour les langues, je ne dois pas avoir le cerveau fabriqué pour. Je n’ai jamais été un intellectuel… dit-il en riant, dépliant et repliant ses longs bras, tels des tentacules. En revanche, je passe ma vie en voyages. Il faut dire que j’ai le temps, et l’argent. Depuis la vente de la galerie, je roule sur l’or, ou presque…

Il promena son regard sur la rue, déserte à cette heure ».

 

 

 

 

« Deux tasses de café plus tard, Philip referma son journal et sortit de la cuisine. Le silence régnait dans le couloir, apparemment Charlotte dormait encore. Un instant, il hésita. Il pouvait aussi bien lui laisser un mot pour lui dire qu’il partait travailler… Mais il se ravisa et s’approcha de la porte de la chambre. Faisant le moins de bruit possible, il pénétra dans la pièce plongée dans l’obscurité et se dirigea vers les fenêtres pour entrouvrir les rideaux. Mais comme il passait près du lit, quelque chose effleura sa jambe. Il sursauta et en se penchant sentit la main de sa femme.

– Charlotte ? Charlotte ! appela-t-il en bondissant sur la lampe de chevet.

Quand il se tourna vers elle, elle gisait en travers du lit, un bras dans le vide, la main au ras du tapis. Sur la soie couleur pêche de son négligé, il vit tout de suite la tâche brunâtre entre ses seins, le textile délicat lacéré, maculé de sang. Dans sa main droite, elle tenait encore le couteau dont elle s’était servi pour mettre fin à ses jours. Un couteau dont la lame avait plongé jusqu’au cœur ».

 

 

 

« – Samuel, écoutez-moi…

– Ne me dis pas que tu t’inquiètes pour moi, répliqua sèchement Samuel. La dernière fois que nous nous sommes parlé, j’ai eu l’impression d’être Satan réincarné. En fait, tu as même laissé entendre que tu ne me faisais pas confiance.

– Je suis désolé, Samuel, vraiment. C’est tellement difficile.

– Ça l’est pour chacun de nous.

Marshall inspira profondément. Son intention n’était pas d’effrayer Samuel Hemmings, mais il voulait s’assurer de la sécurité du vieil historien. Vivre seul, qui plus est handicapé, dans une maison isolée n’était pas prudent dans les circonstances actuelles. Si Stefan Van der Helde, Owen Zeigler et Charlotte Garday, tous valides et en bonne santé, avaient été assassinés, Samuel Hemmings saurait encore moins se défendre.

– Vous devez aller à l’hôtel.

– Non.

– Samuel, je vous en prie !

– Et toi, Marshall ? Vas-tu te terrer dans un hôtel ?

– C’est différent…

– Parce que tu es jeune et bien portant ?

– Oui, admit Marshall. Et parce que je n’ai pas le choix.

– Depuis quand ? riposta Samuel. Qu’y a-t-il de changé ?

– Je dois trouver qui a tué mon père.

– Oublie ça, répondit Samuel, en essayant d’adopter un ton détaché. Si tu veux mon avis, c’est terminé. Je pense que le tueur a les lettres en sa possession.

– Non, il ne les a pas. C’est moi qui les ai ».

 

 

 

« – Mr Kapinski va bien ?

Les deux détectives échangèrent un regard.

– Est-ce que Mr Kapinski va bien ? répéta Philip en élevant la voix.

– Qui êtes-vous ?

– Je suis son avocat, mentit Philip.

Le policier lâcha son bras, le laissa entrer dans la chambre.

– Erreur, marmonna l’un des inspecteurs d’un air las. Vous étiez son avocat.

Philip tressaillit, baissa les yeux sur la masse inerte recouverte d’un drap.

– Puis-je le voir ?

– C’est-à-dire…

Pris d’un mauvais pressentiment, Philip interrogea l’inspecteur du regard.

– Eh bien, on lui a arraché les yeux… murmura le type ».

 

2 commentaires sur “La trahison de Rembrandt de Alexandra Connor

  1. pachrimaco
    25 novembre 2015

    alors bonne rencontre ma Véro .. du bonheur pour toi .. bizz

    Aimé par 1 personne

    • Lilou
      25 novembre 2015

      merci ma Pascalou, j’en rentre et ça a été un pur bonheur !! gros bisous 🙂

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Information

Cette entrée a été publiée le 25 novembre 2015 par dans polar, policier, et est taguée , , , , , .

je lis

%d blogueurs aiment cette page :