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Les neuf cercles de R.J. Ellory

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« Il était désormais deux heures de l’après-midi. Il leur avait fallu près de quatre heures pour libérer la fille de la vase. Bientôt, une fois le cadavre livré au légiste, Gaines s’attaquerait à la pénible tâche de l’identification. Après quoi, il faudrait retrouver ses parents et leur apprendre la nouvelle. Il n’y aurait pas de drapeau plié en triangle. Il n’y aurait pas de télégramme. Il y aurait juste John Gaines, shérif de Whytesburg, survivant des neuf cercles de l’enfer qu’avait été le Vietnam, debout sur un perron face à une mère, les yeux baissés et son chapeau entre les mains ».

 

 

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Résumé éditeur :

1974. De retour du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de shérif de Whytesburg, Mississippi. Une petite ville tranquille jusqu’au jour où l’on découvre, enterré sur les berges de la rivière, le cadavre d’une adolescente. La surprise est de taille : celle-ci n’est autre que Nancy Denton, une jeune fille mystérieusement disparue vingt ans plus tôt, dont le corps a été préservé par la boue. L’autopsie révèle que son cœur a disparu, remplacé par un panier contenant la dépouille d’un serpent. Traumatisé par le Vietnam, cette guerre atroce dont « seuls les morts ont vu la fin », John doit à nouveau faire face à l’horreur. Il va ainsi repartir au combat, un combat singulier, cette fois, tant il est vrai qu’un seul corps peut être plus perturbant encore que des centaines. Un combat mené pour une adolescente assassinée et une mère de famille déchirée, un combat contre les secrets et les vérités cachées de sa petite ville tranquille. Si mener une enquête vingt ans après le crime semble une entreprise périlleuse, cela n’est rien à côté de ce qui attend John : une nouvelle traversée des neuf cercles de l’enfer.

 

 

« L’ennemi des États-Unis n’avait pas de visage, pas d’uniforme, il connaissait le terrain, ses anomalies et ses particularités, et avait donc toujours l’avantage. Les États-Unis possédaient la puissance de feu, la couverture aérienne, de solides lignes d’approvisionnement, des ressources humaines presque inépuisables, mais ils ne possédaient pas d’ennemi visible. Ils combattaient des fantômes et des ombres. Ils combattaient un cauchemar ».

 

 

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Que dire de ce roman noir, « Les neuf cercles » ? C’est le premier roman de cet auteur que je lis et j’en avais très envie. J’avais lu des critiques assez bonnes, voire très bonnes, donc l’envie était là. Le début m’a bien plu, bien que relativement noir. Découverte étrange d’un cadavre d’une jeune fille tuée 20 ans plus tôt. Les conditions sont plus qu’étranges, la boue l’a conservée quasi intacte… on lui a arraché son cœur et remplacé par un serpent dans une cage… Dément ! Noir aussi car l’enquêteur, le shérif de Whytesburg, John Gaines, est un survivant de la guerre du Vietnam. On est en 1974, il est revenu il y a quelques années et a accepté d’être le shérif. Il n’a pas été blessé physiquement mais il n’est pas revenu indemne psychologiquement… bien qu’il fasse de son mieux pour faire face. Il a des rêves, enfin des cauchemars récurrents, des images, des pensées qui lui restent. Au début je trouvais cela assez captivant de le suivre, la réflexion était intéressante, mais à force, trop c’est trop. L’enquête avance vraiment très lentement, trop. D’autant qu’on revient aussi 20 ans en arrière avant et après la disparition de cette jeune fille, Nancy, pour comprendre la situation, faire connaissance avec les différents personnages et essayer de découvrir ce qui s’est passé. Donc ce roman, bien que très bien écrit, m’a paru trop lent. Et, comme cela arrive malheureusement encore assez souvent, j’ai eu l’impression d’une fin bâclée. En quelques pages à peine, l’enquête est close à l’inverse complet du déroulé de l’intrigue. Les protagonistes abattent leurs cartes, sans protester, sans difficultés alors que tout du long, les avancées étaient ardues et lentes. De plus, j’aime assez être surprise par l’identité d’un assassin auquel je ne m’attends pas, mais là, c’est trop inattendu, je trouve que cela ne tient pas debout, c’est incohérent à mon sens. Mais bon, je ne suis pas l’écrivain… c’est lui le maître du jeu. Et puis, et puis, comble de tout, ce livre à l’ambiance assez noire, termine avec une sorte de petite happy end, malvenue à mon goût.

Difficile de conclure. Pas un mauvais roman, bien écrit mais je n’ai pas trop accroché.

 

 

 

« Donc, en tant que soldat, John Gaines avait vu bien assez de morts pour toute une vie. Mais en tant qu’agent de police, il n’en avait pas vu assez pour savoir par quel bout prendre l’affaire Nancy Denton. Les gens compteraient sur lui – pour recevoir des ordres, avoir des réponses, mener leur enquête, obtenir des résultats. C’était une affaire locale. Personne en dehors de Whytesburg ne s’intéresserait à un meurtre vieux de vingt ans. Les ressources qu’il possédait seraient les seules qu’il pourrait utiliser. Richard Hagen, son adjoint, et deux agents en uniforme – Lyle Chantry et Forrest Dalton, âgés respectivement de 26 et 24 ans. Il n’y aurait qu’eux quatre, et ils devraient gérer chaque aspect de l’enquête ».

 

 

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Lien vers la fiche du livre sur Babélio

http://www.babelio.com/livres/Ellory-Les-Neuf-Cercles/605235

 

 

 

« – Vous savez ce qu’a dit Hemingway ? demanda Webster

– Non, Mike, qu’est-ce qu’il a dit ?

– « Qu’elle soit nécessaire, ou même justifiée, ne croyez jamais que la guerre n’est pas un crime ». Voilà ce qu’il a dit ».

 

 

 

« Une guerre sombre, impitoyable, implacable, qui prenait tout ce qu’il y avait de bon en vous et le remplaçait par du néant. Il était difficile de comprendre l’influence qu’un peu plus d’une année pouvait avoir sur un être humain. Mais c’était un fait. C’était indéniable.

Certains affirmaient qu’ils avaient laissé une partie d’eux-mêmes dans les jungles et les villes et les tunnels de l’Asie du Sud-Est. Ce n’était pas vrai. Ils y avaient laissé la totalité d’eux-mêmes. Ils étaient une personne différente à leur retour, et leurs amis, leur famille, leur femme, leur mère et leurs filles peinaient à les reconnaître. Eux-mêmes se voyaient désormais aussi presque comme des étrangers ».

 

 

 

« De quelque côté qu’il se tournât, Gaines se sentait coincé. Était-il possible que Wade n’ait jamais à rendre de comptes pour ce qu’il avait fait ? Bien sûr que oui. C’était la différence fondamentale entre la justice et la loi. La culpabilité ne garantissait pas le châtiment. Le système judiciaire avait créé ses propres subtilités machiavéliques, par instinct de conservation, afin de protéger son exclusivité, mais ce faisant il avait atteint un tel niveau de complexité, avait créé de telles failles, que même les pires êtres humains pouvaient repartir libres, en toute légalité, au vu et au su de tous, chaque pas les rapprochant un peu plus d’une récidive éventuelle. C’était un point de vue cynique, mais réaliste ».

 

 

 

« C’était une catholique de Louisiane. Elle croyait en Dieu, en Jésus-Christ qui était mort pour nos péchés, mais elle croyait aussi en Papa Legba, à la sorcellerie, aux grimoire, au Grand Zombi et aux grigris ».

 

2 commentaires sur “Les neuf cercles de R.J. Ellory

  1. pachrimaco
    16 février 2016

    coucou ma Véro .. je suis en plein boum avec la garde de ma petite Emma .. je ne touche plus trop terre .. tu imagines ! biz ma belle et douce nuit

    Aimé par 1 personne

    • Lilou
      17 février 2016

      oh oui j’imagine ! 🙂 bonne journée ma Pascalou à toi et à Emma gros bisous

      Aimé par 1 personne

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Cette entrée a été publiée le 16 février 2016 par dans polar, roman noir, et est taguée , , , , , , , .

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