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Carnets noirs de Stephen King

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« Freddy y alla. Morris chargea la dernière fournée de Moleskine dans l’attaché-case et se recula pour sortir du placard. Curtis était debout à côté du bureau de Rothstein. Il avait enlevé sa cagoule; ils l’avaient tous enlevée. Il était blanc comme un linge et le choc avait laissé des cercles noirs autour de ses yeux.

« T’étais pas obligé de le tuer. T’étais pas censé le tuer. Ça faisait pas partie du plan. Pourquoi t’as fait ça ? »

Parce qu’il m’a fait me sentir idiot. Parce qu’il a insulté ma mère et que ça, c’est mon boulot. Parce qu’il m’a appelé gamin. Parce qu’il méritait d’être puni pour avoir fait passer Jimmy dans l’autre camp. Surtout parce que personne a le droit, avec un talent pareil, de le cacher au reste du monde. Sauf que Curtis comprendrait pas ça.

« Parce que ça augmentera la valeur des carnets quand on les vendra. » C’est-à-dire pas avant qu’il les ait lus d’un bout à l’autre, mais Curtis comprendrait pas non plus le besoin de faire ça, et il avait pas besoin de savoir. Pas plus que Freddy ».

 

 

 

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Résumé éditeur :

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.

 

 

 

« Réfléchis, se dit Pete Saubers. Réfléchis, bon sang. C’est la chose la plus importante qui te soit jamais arrivée, peut-être même la chose la plus importante qui t’arrivera jamais, alors réfléchis, et bien.

Ce fut d’abord Tina qui lui vint à l’esprit, blottie contre le mur dans son lit. Qu’est-ce que tu ferais si tu trouvais un trésor ? lui avait-il demandé.

Je le donnerais à papa et maman, avait-elle répondu.

Mais imagine que maman veuille le rendre ?

C’était une question importante. Papa non, jamais – Pete le savait –, mais maman était différente. Elle avait des idées bien arrêtées sur ce qui était bien et ce qui l’était pas. S’il leur montrait cette malle et ce qu’il y avait dedans, ça risquait de déclencher le pire ouafi-ouafi à propos d’argent de tous les temps.

« Le rendre à qui, en plus ? murmura Pete. À la banque ? »

C’était ridicule.

Ou pas ? Imagine que cet argent soit vraiment un trésor de pirates, pas de flibustiers mais de braqueurs de banques ? Mais alors, pourquoi il était dans des enveloppes, comme pour les retraits ? Et tous ces carnets noirs, alors ?

Il pourrait réfléchir à tout ça plus tard, mais pas maintenant : pour le moment, il devait agir ».

 

 

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J’avais bien aimé « Mr Mercedes » sans qu’il déclenche en moi un enthousiasme débordant mais j’avais très envie de lire « la suite » : « Carnets noirs ». Pas vraiment une suite mais il me paraît néanmoins préférable voire indispensable d’avoir lu « Mr Mercedes » pour apprécier de manière optimum « Carnets noirs ». Et j’ai beaucoup aimé. Beaucoup plus que « Mr Mercedes ». C’est comme ça.

L’histoire m’a parue encore plus aboutie, les personnages plus intéressants, plus tortueux, plus fouillés et l’on retrouve avec grand plaisir le trio formé par l’inspecteur en retraite, Billy Hodges, le jeune et sympathique Jérôme et Holly qui va beaucoup mieux grâce aux 2 autres.

L’intrigue est haletante jusqu’au bout. On ne sait pas de quel côté cela va tomber. Et l’histoire de « Mr Mercedes » et de « Carnets noris » se mêlent et se démêlent pour notre plus grand plaisir. Bien réalisé.

En plus, et ce n’est pas la première fois avec Stephen King (j’aime aussi cela chez lui), l’écriture et la relation écrivain/lecteur est abordée de façon toujours étonnante et singulière et ô combien réaliste finalement. Etant une lectrice compulsive, j’apprécie beaucoup quand cette relation si forte et intime se trouve au cœur d’une intrigue par ailleurs bien menée par le Maitre Stephen King. J’ai aimé aussi l’apparition quasi insignifiante mais bien réelle d’un aspect surnaturel si cher à Stephen King dans ce roman noir. On verra s’il le développe pour la suite, car il y aura forcément une suite et j’en suis ravie d’avance. A lire !

 

 

 

« La mise en liberté sous conditions fut rejetée. Plusieurs raisons étaient mentionnées sur le papier vert qu’on lui passa à travers les barreaux ce soir-là, mais celle qui figurait en tête de liste était clairement l’objection principale de la Commission : La victime déclare souffrir encore des séquelles psychologiques et physiques de son agression.

Salope.

Hooper se présenta à nouveau en 1995, et encore en 2000. En 1995, elle portait le même tailleur bleu. À l’aube du nouveau millénaire – elle avait alors grossi d’au moins vingt kilos –, elle en portait un marron. En 2005, le tailleur était gris et une grosse croix blanche pendait sur son buste toujours plus imposant. À chaque comparution, elle tenait sur ses genoux ce qui ressemblait au même grand sac à main noir. Son Alerte Police était probablement à l’intérieur. Peut-être aussi un gaz lacrymogène Mace. Elle était pas convoquée à ces auditions ; elle venait d’elle-même.

Et racontait son histoire.

La libération conditionnelle était rejetée. Objection principale figurant sur le papier vert : La victime déclare souffrir encore des séquelles psychologiques et physiques de son agression.

Cette connerie c’est des conneries, se disait Morris. Cette connerie c’est des conneries.

Peut-être bien. Mais merde, il regrettait de pas l’avoir tuée ».

 

 

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Lien vers la fiche du livre sur Babélio

http://www.babelio.com/livres/King-Carnets-noirs/805651

 

 

 

« Le sachet de chips de l’autre fois n’est plus là pour le guider et il lui faut un moment pour retrouver le départ du sentier. Morris va et vient dans le sous-bois derrière le champ droit du terrain de base-ball (théâtre de plusieurs humiliations enfantines), avant de se repérer et de se lancer. Quand il entend le faible gloussement du ruisseau, il doit se retenir pour ne pas se mettre à courir.

Les temps sont durs, pense-t-il. Pourrait y avoir des gens qui dorment là, des SDF. Si l’un d’entre eux me voit…

Si l’un d’entre eux le voit, il se servira de la hachette. Sans hésitation. M. McFarland peut bien penser qu’il a plus l’âge d’être un loup, mais ce que son agent de probation ignore, c’est que Morris a déjà tué trois personnes, et que conduire une voiture n’est pas la seule chose qui revient aussi facilement que monter à vélo ».

 

 

 

« L’une des révélations les plus électrisantes dans la vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire, mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue. Le premier livre qui donne cette impression ne s’oublie jamais et chacune de ses pages semble apporter une nouvelle révélation, une révélation qui brûle et qui enivre : Oui ! C’est ça ! Oui ! Je l’avais vu aussi ! Et bien sûr : C’est exactement ce que je pense ! C’est ce que je RESSENS ! »

 

 

 

« Ces larmes sont l’indicateur du pouvoir suprême de la fiction. Ce même pouvoir qui a tiré des larmes à des centaines de milliers de gens apprenant que Charles Dickens était mort d’une attaque. le même qui, durant des années, a poussé un inconnu à venir poser une rose sur la tombe d’Edgar Allan Poe tous les 19 janvier, jour de l’anniversaire de Poe ».

 

 

 

« Dans une de ses rares interviews, l’irascible écrivain John Rothstein avait exprimé son agacement face aux questions du genre où-trouvez-vous-vos-idées. Les idées d’histoires viennent de nulle part, affirmait-il. Elles surgissent hors de l’influence polluante de l’intellect de l’auteur ».

 

 

 

« C’est là que tu te trompes. Un bon romancier guide pas ses personnages, il les suit. Un bon romancier ne crée pas les événements de son histoire, il les regarde se dérouler et ensuite il les écrit. Un bon romancier finit par réaliser qu’il est secrétaire, et non pas Dieu ».

 

 

 

« Un homme est la somme de ses expériences ».

 

3 commentaires sur “Carnets noirs de Stephen King

  1. pachrimaco
    1 avril 2016

    par les temps qui courent, je le voudrais rose le carnet .. un peu d’humour en ce 1er avril … biz ma belle

    Aimé par 1 personne

    • Lilou
      1 avril 2016

      lol mais ceux là sont noirs, je te le garantis ! 🙂 bonne journée et gros bisous ma Pascalou

      Aimé par 1 personne

  2. pachrimaco
    1 avril 2016

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Cette entrée a été publiée le 30 mars 2016 par dans mes auteurs préférés, polar, roman noir, et est taguée , , , , , , , , .

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