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#Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard

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« Il est blanc comme un linge, attaché à son fauteuil de bureau, il serre les dents, bien décidé à ne rien lâcher. Tout à l’heure, Margaret Thatcher l’a fait tournoyer sur lui-même à deux ou trois reprises, par pur sadisme. À ses côtés, l’autre, cachée derrière son masque de Kim Jong-un, pianote nonchalamment sur son I-phone. « Tu sais, Simon, lâche-t-elle d’une voix douce, on n’est pas comme tes copains les flics, nous. Contrairement à eux, on veut la vérité et on peut utiliser des tas de trucs pour faire parler les ordures de ton espèce… » »

 

 

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Résumé éditeur :

Paris, Place de la Nation…

Après une manif pro « Mariage Pour Tous », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. À l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses potes – une bande d’artistes un poil allumés – et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs. Le commandant Jourdan, officiellement chargé de l’enquête va moyennement apprécier leur aide… Les oiseaux noirs de Twitter® et l’ombre de quelques monstres planent sur ce récit tandis qu’une mystérieuse DJ nous parle de vengeance et de création.

« Avec ce polar déjanté, Marie-Hélène Branciard dresse les portraits de personnages foisonnants, drôles et attachants, lesbiennes en résistance quotidienne pour le respect de leur humanité, hackers malines, tous en orbite autour de l’enquête menée par une commandante de police qui essaiera malgré les difficultés de remettre les coupables aux mains de la justice ». 

Marie Van Moere

 

 

 

« Mafalda ignore superbement la bande de morveux qui ricane sur son passage. Avec ses cent kilos, elle a appris à gérer les moqueries au quotidien. Quoi qu’il arrive, où qu’elle se trouve, on la remarque… Son perfecto rose et sa perruque peroxydée n’arrangent rien à l’affaire mais la font se sentir bien, calée dans son armure délirante. Elle ne résiste pourtant pas longtemps à coller une trouille bleu à ces merdeux qui la suivent en la sifflant. Elle se retourne d’un bloc en imitant le Haka des All Blacks :

Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora ! Tenei te tangata puhuruhuru !

Plus un mot. Maf enchaîne ses postures menaçantes du haut de son mètre quatre-vingt. Calmés les mômes !

Elle s’arrête aussi vite qu’elle a commencé. Pas que ça à foutre non plus. Elle s’engouffre dans sa Smart en lançant aux gosses tétanisés :

Eh ouais, j’ai une Smart ! Ça vous fait marrer aussi les p’tits cons ?

Alors que sa bagnole renâcle à démarrer, elle lance un regard vers l’armée de lutins, prête à en découdre. Plus un chat : son Haka a encore fait ses preuves.

Non mais ! lance-t-elle en démarrant ».

 

 

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#Jenaipasportéplainte… drôle de titre avec un #, plus courant sur les réseaux sociaux que sur une page de couverture de livre.

Étrange à plus d’un titre ce #Jenaipasportéplainte étiqueté polar.

Offert par une amie écrivain qui l’a trouvé « féministe »… c’est le moins que l’on puisse en dire effectivement.

Polar, très peu, même si une enquête est menée pour retrouver les agresseurs de deux jeunes femmes qui ont été violées lors de vendanges en Bourgogne. Petit détail qui n’en est pas un, elles étaient amantes.

En effet, dans ce roman, l’auteure nous entraîne dans le monde lesbien. Et celui des réseaux sociaux. De ce fait, le début de l’histoire est assez difficile à suivre et à comprendre avec les nombreux noms ou plutôt pseudos, les différents blogs, les hashtags etc. En tout cas, cela l’a été pour moi. Pourtant je navigue un peu sur les réseaux sociaux. Par contre, le monde LGBT m’est assez étranger. Cependant j’ai une conviction profonde que la liberté et la vie de chacun(e) doivent être respectées.

Après le début un peu fouillis, je me suis attachée aux différents personnages, avec leur personnalité, leur vie et leur souffrance. Le viol est pour moi un acte intolérable et inadmissible. C’est l’horreur absolue. La lâcheté des agresseurs, et le soutien qu’ils peuvent trouver, parfois, me sont insupportables. J’ai donc apprécié ce livre dans son côté militant, son côté humain. Je ne me retrouve pas forcément dans tous les aspects évoqués, mais j’ai aimé la solidarité, l’amitié, la persévérance des personnages.

Livre intéressant, différent et militant. Ça vaut le coup de le découvrir.

 

 

« « Ton avatar caché entre deux touches de mon clavier

Aucune trace du mal que tu m’as fait… en vrai

Mais tout est brisé au fond de moi… en moi

Mais #jenaipasportéplainte

But #Ididntreport

Aber #ichhabenichtangezeigt »Tout a commencé quand j’ai lu ce poème glauque sur le Facebook d’une M@rylin aussi victime que la vraie… Et puis il y a eu cette série de tweets avec le hashtag #jenaipasportéplainte. Des femmes du monde entier qui ont expliqué en 140 caractères pourquoi elles n’ont pas porté plainte après un viol ou une agression sexuelle :

Parce que c’est lui qu’on a cru

Parce que j’étais saoule

Parce qu’un psy m’a dit que ce n’était pas un viol s’il n’avait pas d’arme

Parce que je n’ai ni crié, ni mordu, ni frappé

Parce que c’était le mec avec qui je vivais…

Il y des tas de raisons pour ne pas porter plainte après un viol. Mais moi, j’ai porté plainte et j’ai perdu… Le salopard qui m’a violée a nié et je n’ai pas pu prouver sa culpabilité. Alors, quand j’ai lu tous ces messages je me suis dit : « Mais putain de bordel de merde pourquoi pleurer partout qu’on n’a pas porté plainte ?!! Ca leur fait une belle jambe aux violeurs… CA peut même les conforter dans leurs certitudes d’être intouchables ce type de message. »

Alors, les filles, je vais vous raconter ce que j’ai fait… »

 

 

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Lien vers la fiche du livre sur Babélio

http://www.babelio.com/livres/Branciard-Jenaipasporteplainte/855405

 

 

 

« Elle et Fanette ont appris à vivre avec le traumatisme du viol: les réveils en sursaut presque chaque nuit, les angoisses insondables, la peur qui les déchire à chaque porte qui claque ou à la simple vue d’un caméscope. Et puis cette sensation d’être toujours un peu sale, un peu morte ou à moitié vivante ».

 

 

« Il l’entend encore : « Je te laisse toutes les indications pour ouvrir le coffre et récupérer les preuves. Si je disparais, tu fonces à mon ancien studio, tu prends le paquet et tu le caches ailleurs… Mais tu ne dis rien aux flics ! C’est bien compris ? Je peux pas tout t’expliquer pour t’éviter d’être en danger si tu en sais trop, mais l’un de mes agresseurs est complice avec la police. Donc, pas un mot. Ok ? Promets-moi que tu feras ce que je te demande ».

Et Pavel a promis, bien entendu, loin de se douter que le danger était si réel et si proche ! »

2 commentaires sur “#Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard

  1. pachrimaco
    6 mars 2017

    bon lundi ma Véro .. on a beaucoup de couples homosexuels qui fréquente le bar ..plus rien ne choque à notre époque .. du moins à la Rose hein ! bizz ma belle

    Aimé par 1 personne

    • Lilou
      6 mars 2017

      tu as raison ma Pascalou…. ouf que la journée soit finie, mal partout…. plein de gros bisous

      Aimé par 1 personne

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Cette entrée a été publiée le 5 mars 2017 par dans actualité, découverte auteur, polar, et est taguée , , , , , , , , , , .

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