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Partage de mes lectures

Norilsk de Caryl Ferey

 

« Il faisait près de – 20°C avec le soir, et le vent sur les hauteurs de la ville semblait d’accord pour nous casser la gueule. Ressenti – 40°C : chaque centimtère carré de peau rougissait sitôt à l’air libre, avant de se tétaniser de froid ».

 

 

Résumé éditeur :

Un grand auteur de la Série noire découvre la Russie dans un contexte extrême : une cité minière que l’on dit la plus polluée au monde et à -30°C…

Un « démarches » au décor noir, très noir…

Grand voyageur, il n’avait pourtant jamais été en Russie. Encore moins en Sibérie. Il n’aime pas le froid et avait quelques a priori sur les Russes. Mais il a dit oui. Et il s’est embarqué avec son acolyte « La Bête » dans une aventure sans égal : découvrir Norilsk, cité minière aux mains des oligarques, à trois cents kilomètres au-dessus du cercle polaire.

Un ancien goulag, fermé aux touristes et aux Russes, accessible uniquement avec une autorisation du FSB. Une ville sans animaux, sans arbres. En résumé, la ville la plus pourrie du monde. Revenu de ce voyage pas comme les autres, nourri de rencontres inoubliables, il en tire un livre qui oscille entre enquête gonzo et récit au décor noir.

 

 

 

« Nous étions convenu de partir dix jours. C’est court et long à la fois. Court si l’on espère saisir quelque chose d’une âme russe qu’on ne connaît que les livres, long si l’on considère le temps d’exposition à l’ultrapollution vomie par les cheminées et les mines de Norilsk ».

 

 

Bon soyons clair, Caryl Ferey, pour moi c’est le must ! Un de mes écrivains préférés, si ce n’est LE préféré… Donc évidemment chaque sortie de livre de Caryl est une fête, même si ce n’est pas un thriller. Cette année est une très bonne année. Après l’excellent « Pourvu que ça brûle », voici le petit dernier au nom imprononçable « Norilsk ». Un voyage en Sibérie, dans le grand nord russe, ville fermée, ville minière, ville usine à 300 km au nord du cercle polaire, et ville la plus polluée au monde. Mais qu’allait-il faire dans cette galère, lui qui visiblement n’aime que lla chaleur ! (c’est vrai que tous ses livres se déroulent plutôt dans des pays chauds!). Une demande de deux jeunes femmes des éditions Paulsen, un coup de tête, une envie d’extrême… et quelques mois plus tard, le voilà bien servi, en compagnie de La Bête, un de ses grands amis, déjà croisé dans « Pourvu que ça brûle » ! Avec Caryl, on ne s’ennuie jamais… Récit parfois drôle, parfois tendre, parfois délirant, parfois militant (j’aime beaucoup ce côté révolté de Caryl, qui ne s’habitue pas, jamais), parfois poétique de cette virée incroyable dans le grand froid et la pollution. Et comme toujours avec Caryl, des rencontres humaines qui marquent. Bref, pour les amateurs de voyage, de découverte et aussi de Caryl Ferey, à ne pas louper !

 

 

« Norilsk produisant à elle seule 1% du dioxyde de soufre présent dans l’atmosphère de la planète, la population, en particulier les enfants, est atteinte d’affections respiratoires ou dermatologiques (eczéma dû au nickel) ; l’espérance de vie ne dépasse pas soixante ans ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Ferey-Norilsk/990928

 

 

« On n’a pas été long à se mettre en train. Un bar qui passait des concerts live d’AC/DC ou des clips rock, de jeunes Sibériens au look de métalleux qui arrivaient encore, l’endroit était pour nous délicieusement familier. Même les murs des toilettes étaient plein de stars Heavy Metal, Lémy en tête, qui couvrait à lui seul toute la porte. « Si tu veux être une rock star, deviens-le ! » prévenait la défunte icône du whisky et du speed ».

 

 

 

« ça me faisait mal au cœur de voir pendre ces peaux d’animaux sauvages, autrement plus gracieux que nous autres, et morts de surcroît sans que la faim en soit la cause. Chasser pour le seul plaisir, voilà bien la marque d’une espèce qui mériterait du plomb dans la cervelle ».

 

 

 

« Ce sujet me laisse toujours à vif, le temps n’y fait rien. Quand un peuple ou une ethnie disparaît, c’est une façon de penser le monde qui disparaît. La chose est valable pour les animaux qui, après avoir grandi dans notre imaginaire d’enfants, peuplent nos rêves et plus prosaïquement les terres que notre espèce daigne leur céder. Un monde sans « Indiens », un monde sans animaux est un monde mort. Il faut s’appeler Trump pour imaginer la planète comme un champ de pétrole. Il faut s’appeler humain pour laisser faire ».

4 commentaires sur “Norilsk de Caryl Ferey

  1. pachrimaco
    30 décembre 2017

    un petit tour par chez toi … les derniers petits mots version 2017 .. le compte à rebours commence .. biz tout plein ma Véro

    Aimé par 1 personne

    • Lilou
      30 décembre 2017

      merci ma Pascalou, prends bien soin de toi, j’ai vu que vous étiez malades tous les deux…. bon dernier jour de 2017 ! plein de gros bisous

      Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Bilan : Mes livres préférés en 2017 | Ma passion les livres

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Cette entrée a été publiée le 21 décembre 2017 par dans aventure, mes auteurs préférés, récit de voyage, témoignage, et est taguée , , , , .

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