Ma passion les livres

Partage de mes lectures

Le jour du chien de Patrick Bauwen

 

« – Tu as entendu parler de Notre-Dame des Sept Douleurs ? Son culte, dans sa version antique, est intéressant. Il y a un rituel avec sept cierges. Chaque fois que j’en allume un, ça veut dire que toi, tu franchis une nouvelle étape. Cheminer sur la voie de la lumière prend du temps. Il faut beaucoup de patience. Alors tu sais quoi, Gary ? On va dire que ta main tranchée, ça comptait pour le premier des sept cierges. C’est cadeau.

Le Chien déverse le contenu de sa boîte à outils sur le sol.

– Pour les suivants, je ne vais pas te parler de la Dame des Douleurs, je vais te la faire apparaître. C’est comme une vision céleste, tu vas voir, au bout d’un certain temps, c’est fou : on l’aperçoit ».

 

 

Résumé éditeur :

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir.

Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi.

Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro.

Et voilà qu’elle me menace…

Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse.

Et ce jour-là signera l’apogée du mal.

 

Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’oeil de Caine.

 

 

 

« Son adjointe l’attend déjà avec un nouveau dossier. Il s’essuie le front et déboutonne sa chemise.

– C’est quoi ?

– L’affaire Djeen Kovak.

– Je vois bien. Pourquoi sa photo est-elle sur mon bureau ?

– On nous l’a fait parvenir.

– L’enquête est bouclée depuis trois ans.

– Il y a du nouveau. Lisez l’e-mail qui l’accompagne.

Batista se penche.

– Nom de Dieu.

– C’est exactement ce que j’ai dit ».

 

 

Il y a peu, j’avais découvert Patrick Bauwen avec « La nuit de l’ogre » et j’avais beaucoup aimé. Découvrant que son livre précédent, « Le jour du chien », commençait l’histoire et l’intrigue entre les personnages, je m’étais fait la promesse de très vite le lire. Voilà, c’est fait et je ne suis pas déçue ! J’ai encore passé un excellent moment de lecture et de suspense avec le Docteur Christian Novack. Un gros coup de cœur pour cette folle histoire. Est-ce dû au fait que je connaissais déjà un peu les personnages, mais j’ai l’impression d’avoir encore plus apprécié ce livre que « La nuit de l’ogre » que j’avais pourtant déjà beaucoup aimé.

Ici, on en apprend plus sur la vie de Chris Novack, son enfance, ses amis, sa femme décédée trois ans plus, poussée sous les rames du métro par un psychopathe, Carter Clay, qui est enfermé depuis dans un hôpital psy. Chris travaille beaucoup pour essayer d’oublier ce drame mais en fait, il ne s’en remet pas et n’a toujours pas oublié sa femme, Djeen. Il ressasse beaucoup ce qu’il s’est passé, quand il se fait agresser dans le métro en voulant protéger une jeune femme. C’est alors le début d’une folle aventure pleine de péripéties. Une vidéo de l’agression a été enregistrée et diffusée en live sur les réseaux sociaux. On y aperçoit une jeune femme, portrait vivant de Djeen Novack, pourtant décédée trois ans plus tôt. La police et son ancien employeur reçoivent alors un étrange message accusateur, accompagné de cette vidéo. Est-ce Djeen revenue de la mort pour se venger ? Est-elle vraiment décédée ? Qu’en est-il réellement ? Chris est interrogé par la police, en l’occurrence le commissaire Batista qui avait enquêté sur la mort de son épouse. Les deux hommes ne s’entendent pas. L’un soupçonnant l’autre de ne pas avoir dit toute la vérité au moment du décès de sa femme, et ce dernier accusant l’autre de ne pas avoir été jusqu’au bout de l’enquête sur le meurtre de Djeen. L’écriture est efficace, prenante, l’enquête folle et addictive… bref, une fois démarrée la lecture de ce thriller, vous ne pouvez plus le lâcher. J’aurais presque envie de relire « La nuit de l’ogre » en sachant ce que je sais maintenant sur les personnages. Mais bon, je connais la fin de l’intrigue et il y a tellement de livres à découvrir et jamais assez de temps pour cela, que je ne le ferai pas. Mais si je peux vous donner un conseil, commencez par « Le jour du chien » pour ensuite déguster encore plus « La nuit de l’ogre ».

Je ne vous cache pas, que j’ai énormément aimé cette lecture et que je vais continuer ma découverte des livres de Patrick Bauwen.

 

 

 

« Il a mené sa vie de son côté, moi du mien. Les drames familiaux engendrent souvent ce type de réaction, c’est une leçon que j’ai apprise. Nous demeurons unis, bien sûr – la famille reste la famille -, mais entre nous, il y a désormais un spectre qui flotte au milieu de chaque conversation. Ce n’est pas facile de se comporter comme si personne n’était mort ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Bauwen-Le-jour-du-chien/918865

 

 

 

« Mes amis n’arrêtent pas de me dire que je dois aller de l’avant, avoir de nouvelles aventures.

Sauf qu’être heureux, c’est compliqué.

Vivre, c’est compliqué.

Comme disent les Rolling Stones, « on n’a pas toujours tout ce qu’on veut ». »

 

 

 

« Nous marchons encore un peu, et je finis par lui poser la question qui me brûle les lèvres depuis un moment.

– Audrey, vous avez déjà entendu parler de moi ?

– Pardon ?

– Vous vouliez me rencontrer.

– Juste pour vous dire merci.

– Rien d’autre ?

– Quoi, vous pensez que je vous drague ?

– Non.

– De toute façon, vous portez une alliance.

– Ce n’est qu’un souvenir. Ma femme est morte.

Vlan. Comme ça. Direct. J’ai envie de voir sa réaction. Et ça ne loupe pas : son visage trahit sa surprise, voire son malaise.

Donc elle n’est pas au courant.

Ou alors c’est une sacrée bonne comédienne.

– Je suis désolée, dit-elle. Une… une maladie grave ?

– Non.

Je l’observe toujours ».

 

 

 

« Sam est solide, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Il est comme chacun d’entre nous : après un grand malheur, on redoute tous que la foudre s’abatte une deuxième fois au même endroit ».

 

 

 

« Le Chien écoute tranquillement la suite de la conversation.

Il est parvenu à se cacher à l’intérieur d’un corbillard stationné à dix mètres du café. À l’abri des rideaux, il les espionne, au calme.

Son micro parabole Telinga fabriqué en Suède est une petite merveille de technologie : il capte le moindre mot des deux zigues, qui sont revenus à table et qui discutent à présent autour d’un bol de chips. Il peut même entendre le bruit de leur mastication.

Le Chien est fier de son travail. Planquer à l’intérieur d’un corbillard est une super idée. Personne n’ose jamais vous déranger, ni toquer à votre fenêtre. Ce serait carrément indécent, non ? En plus il y a des croix partout. Il adore ».

 

 

 

« Peu de gens s’en rendent compte, mais Paris n’est que le couvercle d’une autre ville aussi vaste. Entre les réseaux des égouts, du métro, du téléphone, les galeries électriques, les parkings, les innombrables caves, les abris datant de la Deuxième Guerre mondiale et les Catacombes, ce sont des milliers et des milliers de kilomètres qui grignotent le sous-sol.

Catacombes n’est pas le terme exact, d’ailleurs, puisqu’il s’agit des anciennes carrières de Paris. Il a lu quelque part que si elles existaient, c’était parce que l’homme les avait exploitées durant deux mille ans : gypse, calcaire pour les églises (comme Notre-Dame), craie, argile pour les tuiles (qui a donné le nom des ‘Tuileries’), à ciel ouvert d’abord, enterrées par la suite. Elles sont devenues les Catacombes seulement au XVIIIe siècle, lorsque les cimetières surchargés de Paris vomissaient littéralement leurs morts à la figure des habitants.

A l’époque, les gaz de décomposition étaient tels qu’ils filtraient à travers les murs et éteignaient les chandelles de suif. Les parois des caves cédaient en déversant des tonnes de cadavres. Les autorités décidèrent de transférer les corps, ou plutôt leurs restes, dans les carrières inactives.

Ainsi naquirent les Catacombes. Un empire de ténèbres à l’odeur fade d’humidité, au sol parsemé de trous et de crevasses à température constante, été comme hiver, ni trop chaude, ni trop fraîche. Une cité des morts, vingt mètres sous les vivants, totalement coupée du monde des télécommunications ».

 

 

 

« Il est exceptionnel de rencontrer le Mal.

Le Mal véritable. Absolu.

Pourtant il existe.

Certaines créatures rôdent à la lisière de votre champ de vision. Elles portent un visage humain mais il s’agit d’un masque, d’un déguisement. Cela peut être n’importe qui. Cette personne qui vous sourit, là-bas, depuis l’intérieur de sa camionnette blanche. La nounou qui garde sagement votre enfant pendant que vous êtes au travail. La gentille infirmière qui remplit votre seringue.

Pourquoi accomplir le Mal ? À quel moment en devient-on l’incarnation ?

Les scientifiques n’ont pas de véritable explication à ce sujet ».

 

 

 

« J’ai acquis une certitude : personne ne change. On n’échappe pas à celui ou celle que l’on est au plus profond de soi. Notre personnalité est semblable à une pierre, on peut tenter d’en atténuer les arêtes, la polir comme un galet, au bout du compte, elle conservera toujours la capacité de s’effriter, ou l’incroyable dureté qu’elle possédait au début ».

3 commentaires sur “Le jour du chien de Patrick Bauwen

  1. Mais alors tu fais tout à l’envers Lilou ! Lol ;-P

    Aimé par 1 personne

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