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Le sang du bourreau de Danielle Thiéry

 

« La douleur insupportable, inconnue, déforma le visage et le corps de la femme, la tirant sans douceur de son évanouissement. Elle hurla, le sang jaillissant de sa bouche, sans même comprendre ce qui lui arrivait. Un deuxième coup de poing la projeta en arrière et ramena le silence dans la chambre. L’homme soupira, laissa s’apaiser les battements de son cœur et se pencha de nouveau sur elle.

Plus tard, beaucoup plus tard, épuisé par l’effort et la jouissance, il arrêta sa caméra, replia le pied, fit scrupuleusement le tour de l’appartement pour effacer toute trace de son passage ».

 

 

Résumé éditeur :

Une enquête de la commissaire Edwige Marion

 

Entièrement dévêtue, Nicole Privat est allongée sur un lit. À son côté, un homme séduisant beaucoup plus jeune qu’elle, de ceux avec qui elle n’a jamais osé rêver avoir une aventure. Alors qu’il s’attarde dans la salle de bains, elle s’impatiente. Mais quand la porte s’ouvre enfin, surgit une femme aux cheveux blonds, outrageusement maquillée et perchée sur de hauts talons. Nicole éclate d’abord de rire avant de remarquer la folie dans son regard…

Plusieurs jours plus tard, c’est une véritable boucherie que découvre la commissaire Marion. Et ce n’est que le début d’une succession de meurtres semblables. Qui a bien pu commettre ces crimes atroces ? Un authentique sadique ? Un monstre se faisant passer pour un homme ordinaire ? Ou peut-être même quelqu’un de l’entourage de la commissaire…

 

384 p.

 

 

 

« Ben ne fut donc pas très satisfait de la relation que les médias firent de son aventure avec celle qu’il avait répertoriée sous le nom de « sœur Angélique ». Angélique parce que vraiment candide, facile même. Un peu conne à vrai dire. En jetant le journal dans la poubelle, il murmura :

— Une vraie conne.

Son extrême naïveté était le seul souvenir qu’elle lui eût laissé. Il avait beau se creuser la tête, il ne se souvenait de rien d’autre. Tellement insignifiante que la presse en parlait à peine et il aimait bien, lui, que les journaux commentent longuement ses exploits, fût-ce par personne interposée. Et cela faisait plaisir à Cora, elle qui rêvait de gloire et de notoriété ».

 

 

J’ai découvert il y a peu Danièle Thiery et sa commissaire Edwige Marion avec « Féroce », l’un de ses derniers ouvrages. J’ai bien aimé cette flic et son équipe et j’ai tout de suite senti que la commissaire Marion n’en était pas à sa première enquête, loin de là. Et cela m’a donné envie de découvrir le début de l’histoire. Je viens donc de lire « Le sang du bourreau », le premier tome de la série. Et c’est assez drôle car après avoir apprécié la commissaire Marion, relativement « âgée » et avec des soucis de santé, je la retrouve toute jeunette, pétillante, séduisante à souhait, faisant tourner la tête de beaucoup d’hommes, dont certains sous ses ordres. Mais pour l’instant, Marion est en couple depuis un an avec un très séduisant journaliste, Benjamin Bellechasse. Et pendant qu’elle mène l’enquête sur des meurtres particulièrement odieux de nombreux éléments l’amènent à se poser des questions sur son amoureux qui par ailleurs a ses zones d’ombre et se fait plus distant depuis quelques temps. Marion ne peut et ne veut croire que son si séduisant et attentionné amoureux puisse avoir quelque chose à voir avec ces meurtres atroces de femmes. Dans son équipe, le trouble s’installe, un de ses inspecteurs disparait…. L’affaire se complique pour la commissaire Marion et son équipe.

Je préfère ne rien vous dévoiler de plus, à vous de découvrir. J’ai de nouveau bien aimé l’écriture de Danièle Thiery qui pour rappel a été, dans sa vie hors écriture, la première femme commissaire divisionnaire en France en 1991. Et pour ma part, je vais continuer de suivre la commissaire Marion. Un beau portrait de femme flic ceci dit en passant !

 

 

 

« Elle marqua une pause, quitta sa chaise, et s’assura, d’un regard rapide, de l’indifférence de ses collaborateurs. Elle fit quelques pas, le téléphone à bout de bras.

— Bien sûr que j’ai envie de te voir… Mais je te rappelle que tu es parti depuis deux semaines, sans un coup de fil… Je n’ai pas que ça à faire moi !

Monsieur Benjamin dut insister car elle finit par accepter une rencontre à 21 heures au Cintra, un piano-bar à la mode, proche de l’hôtel de police. Marion toussota. Elle détestait donner sa vie amoureuse en spectacle à ses collaborateurs mais leur manière de vivre ensemble rendait la chose quasiment inévitable. Elle savait tout d’eux, ils savaient tout d’elle.

— Qu’est-ce qu’on a d’autre ? dit-elle pour couper le silence pesant qui avait suivi le coup de fil inopportun ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Thiery-Le-sang-du-bourreau/116605

 

 

 

« Ben attendit le samedi pour visionner la cassette. Il était revenu vers 4 heures de chez sœur Sourire. Une merveilleuse nuit pour Cora qui avait pris à ses propres exploits un plaisir fantastique, inespéré. Elle était exigeante mais Ben la comprenait. De retour dans son mobile home, stationné au plus près de la montée des Minimes, pour éviter de se faire surprendre dans la rue par une patrouille de police – cette éventualité le faisait sourire mais il ne devait pas prendre de risques inutiles – il s’était effondré trente secondes sur sa couchette, épuisé. Il avait sur lui le parfum du savon de sœur Sourire, un de ces trucs de luxe qui lui soulevait le cœur. Mais il fallait bien se laver, entièrement, ainsi que les vêtements. Pour la pureté ».

 

 

 

« Benjamin sourit :

— Je te cherche partout, dit-il doucement, je t’emmène ?

Marion hésita une fraction de seconde puis acquiesça, comme soulagée. Une minute plus tard, elle poussa la porte du bureau des inspecteurs pour leur annoncer qu’elle partait et que le rapport attendrait le lendemain matin. Cabut aperçut Benjamin Bellechasse derrière Marion. Il le gratifia d’un regard hostile que seul Lavot perçut.

Quand ils furent seuls, Lavot fit remarquer à Cabut qu’il en rajoutait un peu beaucoup avec Bellechasse.

— Ce Bellechasse, c’est le diable ! s’exclama Cabut, je suis sûr qu’il est malfaisant.

— Ah oui, railla Lavot, t’as vu ça dans son thème astral ?

— Je ne plaisante pas, martela Cabut, regarde ».

 

 

 

« — Oh ! dit Marion soudain alertée par le calme insolite de ses hommes, que se passe-t-il ? Je n’aime guère vos mines…

Les trois hommes plongèrent le nez sur leurs chaussures, ne sachant par quel bout commencer. Finalement c’est Cabut, encore titillé par la mauvaise conscience du devoir non accompli, qui se lança dans la mêlée, rapidement et sans la regarder.

Pendant la nuit qui suivit, Marion se repassa plusieurs fois le film de la soirée. L’embarras des trois inspecteurs, incapables d’exprimer de façon cohérente qu’ils soupçonnaient Benjamin Bellechasse – l’homme dont elle était la maîtresse depuis presque un an – d’être impliqué, directement ou indirectement, dans les meurtres de ces femmes dont les tortures s’étalaient sous ses yeux. Son incapacité à intégrer et admettre ce qu’ils lui apprenaient. Et par-dessus tout, son refus d’y souscrire, malgré leurs arguments ».

Un commentaire sur “Le sang du bourreau de Danielle Thiéry

  1. Pingback: #PartageTaVeille | 18/09/2019 – Les miscellanées d'Usva

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Cette entrée a été publiée le 18 septembre 2019 par dans Livre, mes coups de coeur, Mes lectures, polar, policier, Thriller, et est taguée , , , , , , , , , , .

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