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Les Amazones de Jim Fergus

 

« Notre troupe de Cheyennes et d’Arapahos s’est donc remise en route avec notre petite famille, réunie sous l’autorité de notre distinguée chef de guerre Pretty Nose. Par famille, j’entends notre directeur de conscience, l’aumônier mennonite Christian Goodman, sa femme, la Norvégienne Astrid Norstegard, et Lulu Larue, notre comédienne et danseuse française. Également la Mexicaine Maria Gálvez, qui a du sang indien et la peau basanée par ces mois passés au soleil, si bien qu’on la confondrait aisément avec une Indienne. Nous comptons bien sûr Carolyn Metcalf, ancienne femme de pasteur, originaire de Kankakee, dans l’Illinois. Martha Atwood Tangle Hair, qui était la meilleure amie de May Dodd, vient comme celle-ci de Chicago. Enfin, Euphemia Washington, esclave fugitive, que nous appelons notre princesse africaine et qui se bat comme une vraie Cheyenne. Meggie et Susie ayant disparu, Martha et Phemie sont les seules qui restent du premier contingent de Blanches envoyées dans ces plaines. Parmi ces dernières, beaucoup avaient renoncé au dernier moment, et puis il y a celles qui n’ont pas survécu… »

 

 

Résumé éditeur :

Mille femmes blanches : L’héritage

  1. Un chef cheyenne propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci, « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie des Indiens, au moment où commencent les grands massacres des tribus.

 

  1. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre cette prétendue « civilisation » qui vole aux Indiens leurs terres, leur mode de vie, leur culture et leur histoire. Cette tribu fantôme de femmes rebelles va bientôt passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération.

 

Dans cet ultime volume de la trilogie Mille femmes blanches, Jim Fergus mêle avec une rare maestria la lutte des femmes et des Indiens face à l’oppression, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Avec un sens toujours aussi fabuleux de l’épopée romanesque, il dresse des portraits de femmes aussi fortes qu’inoubliables.

 

374 p.

 

 

 

« Des ethnographes blancs ont cru au départ que Cheyenne provenait du mot chien. Des recherches ultérieures ont établi que c’était une déformation du mot sioux sha hi’ya na, qui, en langue sioux, veut dire bouches rouges. Il se traduit également par : ceux qui parlent une langue étrangère – les Sioux se nommant eux-mêmes : bouches blanches ».

 

 

Quand j’ai lu il y a environ 20 ans, « Mille femmes blanches » j’ai eu un coup de foudre ! Un vrai gros coup de cœur pour ce livre tellement fort et émouvant. Moi qui adorais les westerns quand j’étais petite avec mon cœur penchant toujours pour les Indiens, je ne pouvais qu’être séduite. Je pense que c’est l’une des premières fois où le récit d’un livre m’a tellement ému que j’ai versé quelques larmes. Une histoire pleine d’aventure, d’humanité et pétrie d’émotions. Si vous ne l’avez pas encore lu, je ne peux que vous le conseiller vivement ! Alors évidemment quand j’ai appris il y a quelques années qu’en fait cela serait une trilogie (chouette !) je me suis précipitée sur le deuxième tome « La vengeance des mères » que j’ai dévoré. Et là, bien sûr, je ne pouvais passer à côté de celui-ci « Les Amazones » qui clôt cette grande saga. Comment vous dire ? Même si avec les années j’ai oublié quelques détails, j’ai eu l’impression de revenir à la maison en retrouvant les grands espaces, les « héroïnes » indiennes ou blanches (mais cela n’a plus beaucoup d’importance après ce qu’elles ont vécu !). Jim Fergus nous livre quelques surprises en nous donnant des nouvelles des femmes blanches parties s’installer avec les Indiens mais aussi de leurs familles indiennes. On retrouve avec plaisir Molly et May au travers de leurs écrits mais aussi leurs descendants Molly Standing Bear et Jon. Franchement, j’ai été reprise par la narration très agréable et passionnante de Jim Fergus sur la vie des Indiens mais aussi malheureusement leur déclin face aux Blancs qui détruisent peu à peu leurs lieux de vie et qui tentent de les faire disparaître. Je sais que c’est une trilogie et que ce tome termine l’aventure mais honnêtement je pense qu’il y a encore beaucoup à raconter sur la destinée de tous ces personnages si attachants. Je reste sur ma faim…. J’ai encore envie de tous les retrouver ! Oui oui, je suis gourmande ! Mais quand c’est de la bonne littérature, c’est normal, non ?

Vite, découvrez vous aussi ces Amazones ! Mais il faut absolument avoir lu les deux autres tomes avant.

 

 

 

« Nous cheminons depuis presque une semaine, pendant laquelle nous avons croisé la route d’autres bandes de Cheyennes, d’Arapahos et de Lakotas. Après leur éclatante victoire à l’herbe grasse, la dispersion des tribus se fait dans la confusion et une certaine appréhension est palpable. Tous rapportent la présence d’unités militaires aux quatre points cardinaux, sans compter les éclaireurs indiens qu’elles emploient. Ce sont eux qui nous menacent le plus, car leur nombre croît dans des proportions considérables, à mesure que les bandes d’Indiens viennent déposer les armes dans les agences et les forts de l’armée. Nous avons déjà passé un sale moment avec des Crows, des Shoshones et des Pawnees, pendant la bataille de Rosebud Creek, quand Pretty Nose et moi-même avons été capturées et retenues par ce crétin de Jules Seminole et sa troupe de dégénérés. Ces tribus-là, ennemies de longue date des Cheyennes et des Arapahos, ont été les premières à capituler et à se mettre au service de l’armée américaine. Elles sont maintenant imitées par des Lakotas, des Arapahos, même par des Cheyennes, qui finissent par se rendre dans une agence ou une autre et acceptent de collaborer contre leur propre peuple, voire dans certains cas leurs propres familles ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Fergus-Les-Amazones/1153447

 

 

 

« C’est alors qu’à une certaine distance, on avait remarqué deux silhouettes marchant contre le vent, portant toutes deux un enfant à chaque bras. Elles se faufilaient entre les rafales aussi aisément qu’un couteau tranche le beurre. Elles avaient fini par rejoindre le reste du groupe et s’étaient allongées aussi, sans lâcher leurs petits. On les avait par la suite surnommées Girls Who Move Against the Wind, un nom qui leur était resté à l’âge adulte ».

 

 

 

« J’ai plaisir à retrouver ce paysage et je m’étonne une fois de plus, moi qui suis née et qui ai grandi en ville, de m’être adaptée à la vie en plein air. Wind semble avoir une idée précise de la direction à prendre et, sans poser de question, je me contente de la suivre. Elle jouit d’une connaissance intime et instinctive de ce pays que son peuple nomade a parcouru pendant trop de générations pour les compter. C’est ce qu’on appelle l’inné. Il est merveilleux de voyager avec elle et Wind paraît aussi soulagée que moi de ne plus être confinée dans la grotte ».

 

 

 

« Ils volent nos terres et massacrent nos frères bisons qu’ils laissent pourrir dans les plaines. Peu nous importe que ce soient de bonnes gens ou pas. Nous ne les avons pas invités. Nous ne leur avons pas offert nos terres. Nous n’avons pas dit à leur armée d’attaquer nos villages à l’aube en hiver, de détruire nos loges et de parquer les survivants dans leurs agences, sans le droit de sortir, sans assez à manger pour nos enfants, sans gibier à chasser ».

 

 

 

« Les bisons avaient brouté l’herbe de la vallée mais, par endroits, elle était encore assez haute pour effleurer le ventre de nos chevaux. Celle qui restait commençait tout juste à jaunir. Des sturnelles s’envolèrent sur notre passage et nous avons effrayé une compagnie de tétras, qui se sont dispersés devant nous. C’était une splendide journée d’automne. En galopant de front avec May, j’ai pensé au chemin parcouru depuis notre point de départ, aux chances infimes que deux femmes blanches, l’une de Chicago et l’autre de New York, se rencontrent un jour dans ces plaines, moi vêtue comme une squaw, elle comme un cow-boy, deux fugitives déracinées au milieu de l’immense prairie ».

 

 

 

« Les disparues

Molly Standing Bear

Sur 5 712 femmes et filles indigènes portées disparues en 2016, selon le Centre d’informations criminelles des États-Unis, seulement 116 ont été enregistrées dans le fichier des personnes disparues du Département de la Justice.

506 : le nombre de femmes et filles indigènes disparues ou assassinées dans 71 villes américaines en 2016, d’après un rapport de novembre de l’Urban Indian Health Institute.

1 sur 3 : selon le Département de la Justice, la proportion d’Amérindiennes victimes d’un viol ou d’une tentative de viol, soit plus du double de la moyenne nationale.

84% : le nombre de femmes indigènes qui ont subi des violences physiques, sexuelles ou psychologiques au cours de leur vie, selon le National Institute of Justice.

New York Times, 12 avril 2019 »

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Cette entrée a été publiée le 5 novembre 2019 par dans aventure, Livre, mes coups de coeur, Mes lectures, roman, saga, et est taguée , , , , , , , , , , .

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