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Pandémia de Franck Thilliez

 

« L’homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, épuise ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie ».

 

 

Résumé éditeur :

Comme chaque matin, Amandine a quitté sa maison de verre pour les locaux de l’Institut Pasteur. Mais ce matin-là est particulier. Appelée pour des prélèvements à la réserve ornithologique du Marquenterre, la microbiologiste est déconcertée : trois cadavres de cygnes gisent sur une étendue d’eau.

En forêt de Meudon, un homme et son chien ont été abattus. Dans l’étang tout proche, un sac de toile contenant des ossements : quatre corps en kit.

Et pendant ce temps, une grippe à la souche non identifiable vire à l’épidémie et fauche jusqu’aux plus robustes du quai des Orfèvres, mettant à l’épreuve Franck Sharko et Lucie Henebelle…

 

696 pages – 2016

 

 

 

« Des visages alourdis d’une épaisse barbe, avec des traits ravinés et des yeux hagards.

Dans leur champ de vision se dessina alors la silhouette d’un dernier homme. Un individu debout, qui ne portait pas de chaîne, tout de noir vêtu, jusqu’au feutre posé sur son crâne ».

 

 

Toujours un plaisir de retrouver le couple Sharko / Hennebelle et l’écriture de Franck Thilliez. Je me suis aperçue en commençant « Pandémia » qui était dans ma PAL depuis un petit moment déjà, que pour le bien, il aurait fallu que je lise « Atomka » et « Angor » avant… un trou dans mes lectures du couple Sharko / Hennebelle mais je vous rassure tout de suite, on arrive tout de même aisément à suivre l’intrigue, d’autant que je connais bien maintenant les personnages récurrents et que Franck Thilliez nous rafraichit la mémoire régulièrement. Un sacré pavé haletant que cette enquête qui démarre avec des cygnes retrouvés morts dans le parc du Marquenterre porteurs d’un virus inconnu de la grippe. Ce virus, mélange de grippe aviaire, porcine et humaine, est fort contagieux. C’est une équipe spécialisée de l’Institut Pasteur qui prend l’affaire en charge. On suit en particulier Amandine tout au long du récit, Amandine qui est microbiologiste et qui a du fait de sa vie personnelle un rapport très étrange aux virus et microbes. Personnage complexe, attachant qui va devoir affronter de nombreux dangers qui vont bouleverser sa vie profondément. L’apparition et la diffusion de ce virus n’ont rien de naturel et ce début d’épidémie va se télescoper avec une enquête du groupe Bellanger auquel appartiennent Franck et Lucie. Le 36 quai des orfèvres est frappé de plein fouet par le virus agressif de la grippe inconnue. Il faut mener les enquêtes avec ceux qui restent debout. Et il n’y a pas que les hommes qui sont touchés par un virus, l’informatique également. Avec un message énigmatique envoyé sur l’ordinateur de Nicolas Bellanger qui les ramène vers l’une de leurs anciennes enquêtes qu’ils espéraient tous terminée. Malheureusement, l’Homme en noir refait surface et compte bien continuer à semer le mal.

Comme toujours avec Franck Thilliez, c’est bien écrit, documenté et passionnant avec un suspense mené de main de maître… On ne peut pas lâcher le livre avant la fin pour enfin connaître le dénouement. Et puis l’auteur a toujours un œil plein de recul sur l’humanité et notre société. J’aime beaucoup et je recommande.

 

 

 

« Partout, autour de ces gens qui ont été contaminés le mercredi au restaurant, on a des cas secondaires. La famille, les proches, les amis. Le virus est un sprinter. Putain, Amandine, c’est la merde ! »

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Thilliez-Pandemia/706154

 

 

 

« Il alla voir ses fils qui dormaient profondément…

Sharko prit une chaise et s’assit entre les deux lits…

Il se sentait tellement impuissant, il n’était qu’un petit flic qui dépendait d’un système tellement complexe. Il essayait de faire son travail avec justesse, chaque jour depuis des années, mais à quoi bon, au final ? Cela rendrait-il moins violent le monde où grandiraient ses enfants ? »

 

 

 

« C’était le problème des couples de flics. On ramenait sa crasse dans le foyer et on l’étalait partout sans même s’en rendre compte. C’était comme dormir avec son flingue ».

 

 

 

« L’incertitude est notre pire ennemi en termes de microbes. On peut prédire la trajectoire d’un astéroïde, la durée d’une éclipse solaire, or une pandémie est imprévisible. Et complètement invisible. Elle n’abîme les infrastructures, les constructions, contrairement à une guerre. Elle ne s’attaque qu’à ce qui vit. Il n’y a pas de monuments de commémoration ni de tombes alignées dans les cimetières une fois qu’elle a tout balayé ».

 

 

 

« La silhouette était immobile, probablement éclairée par derrière pour créer un effet d’ombre chinoise sur le drap. Située à un mètre au-dessus du sol.

Crucifixion.

Sur le drap était dessiné, en grand et sans doute avec du sang, le symbole des trois cercles ».

 

 

 

« Comme dans une jungle…

Elle s’aventura dans le noir, apeurée, courbée comme si le ciel allait lui tomber sur la tête. Les crissements de paille étaient tout autour d’elle. Devant, à droite, à gauche, au-dessus. Et toujours cette puanteur animale. Ses doigts palpèrent sur le côté, frôlèrent de fins barreaux métalliques. Tout à coup, Amandine ressentit une douleur vive au bout du pouce droit. Elle retira sa main en poussant un cri, ôta son gant et porta son doigt à sa bouche. Du sang.

On l’avait mordue profondément.

Les rats… Les rats sont là, tout autour de toi.

Elle imagina des centaines de bestioles immondes agglutinées autour d’elle, prêtes à lui tomber dessus, à la dévorer ».

 

 

 

« – J’ai un drôle de sentiment, une intuition terrible. Ces messages… Le Déluge, l’Apocalypse, la germination et l’armée vengeresse… Ce cinglé costumé qui évolue dans les égouts, protégé par ses rituels sataniques… L’Homme en noir… Lambart… combien sont-ils, impliqués dans cette affaire ? Combien d’êtres corrompus par… par…

Il ne parvint pas à finir sa phrase et soupira avec gravité.

– J’ai l’impression qu’il va se passer quelque chose de plus grave, ajouta-t-il enfin. Qu’est-ce qui va sortir des entrailles de la Terre, Camille ? Quelle monstruosité ? »

 

 

 

« La chambre noire.

L’endroit de… de toutes les perversions.

L’antre du mal absolu.

C’est là que le Diable se tortille…

Je sais qu’elle existe, qu’elle n’est pas qu’une légende, il m’en a parlé… »

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