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Régression de Fabrice Papillon

 

 

« – La comparaison est presque terminée. Pour votre information, dans notre génome, nous abritons tous entre un et quatre pour cent de gènes de Néeandertal. Ce sont les conclusions auxquelles nous sommes parvenus en comparant des milliers d’ADN à celui de l’homme de Néandertal. Cela prouve que nous nous sommes croisés avec lui ».

 

 

Résumé éditeur :

Ils sont prêts. Ils reviennent d’un lointain passé, d’une époque glorieuse. Ils forment ce que Socrate et Homère nommaient déjà la race d’or. Ils viennent sauver la terre, et les hommes qui peuvent encore l’être. Pour les autres, ils n’auront aucune pitié. L’heure du Grand Retour a sonné… et, pour le commandant Marc Brunier, celle de son ultime enquête. Une chasse à l’homme exceptionnelle à travers le monde et les âges.

 

454 pages – 2019

 

 

 

« Le chef des Destructeurs, Draka, observa attentivement les trois bipèdes qui lui faisaient face. Il s’attendait à tout sauf à ça. Il n’avait jamais croisé ceux que les anciens nommaient les Monstres. Ils étaient difformes, avec leurs poitrines trapues, leurs os massifs, leur front bas barré d’une muraille de sourcils extravagante, et ces mentons tellement fuyants qu’ils semblaient dépourvus de mâchoire. Au-dessus, le nez protubérant mangeait leur face en forme de silex mal taillé ».

 

 

J’ai découvert il y a très peu Fabrice Papillon avec « Le dernier Hyver » que j’avais énormément aimé ! Je voulais absolument lire « Régression » dont les critiques sont toutes élogieuses et le Père Noël a eu la gentillesse de le glisser au pied du sapin. Je suis ravie et je l’ai déjà terminé. Et à mon grand étonnement, j’ai retrouvé le commandant Marc Brunier qui était l’un des « héros » de « Le dernier Hyver ». Du coup, il est mieux de l’avoir déjà lu avant de vous attaquer à « Régression » mais pas indispensable. L’auteur reprend le même mode opératoire d’écriture avec des allers et retours entre différentes époques avec des personnages très connus comme Homère, Socrate, Jésus, Rabelais etc. et l’enquête menée de nos jours. Toujours aussi bien écrit et très bien documenté, Fabrice Papillon nous entraine dans des aventures incroyables à la recherche de nos origines et de la race des Anciens, la race d’or. Son livre est aussi un vibrant plaidoyer pour la préservation de la planète et la lutte contre toutes les destructions de l’homme moderne, Sapiens, qui depuis le début anéantit tout ce qui n’est pas lui, à commencer par l’homme de Néandertal et tous ses cousins.

L’enquête débute en Corse où le commandant Marc Brunier a été muté après sa dernière enquête à Paris qui s’est terminée dramatiquement dans les sous-sols de Paris et avec la mort sous ses yeux de sa fille Sarah. Il se confronte à la Capitaine Vanina Aquaviva, Corse et mazzera (chamane à la mode corse) qui se voit obligée par le procureur de travailler avec Marc Brunier. La sempiternelle bagarre entre la Police et la Gendarmerie. Ils doivent donc enquêter de concert sur une scène de crime particulièrement sanglante et étrange. Elle semble être un rituel anthropophage très ancien. L’enquête les mène aux quatre coins de l’Europe où des scènes similaires sont trouvées. Elles se situent à chaque fois sur des sites archéologiques, des lieux sacrés. D’étranges suspects géants ressemblant vaguement au Yéti sont aperçus aux alentours et les premiers relevés font référence à des traces ADN remontant à la nuit des temps.

Un thriller haletant, intelligent et en prise directe avec notre société qui doit faire face au changement climatique et à l’extinction des espèces… Passionnant et très bien mené dans la même veine que « Le dernier Hyver ». Je ne peux que vous recommander vivement de découvrir ces deux thrillers de Fabrice Papillon.

 

 

 

« – Vous imaginez ? L’homme de Néandertal a survécu plus de quatre cent mille ans en Europe, et il s’est complètement éteint en trente mille ans seulement, après l’arrivée de Sapiens sur son territoire. Et c’est la même histoire pour tous les autres : Denisova, Florès, Luzonensis… »

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Papillon-Regression/1172475

 

 

 

« Jean, je te le dis : si les hommes ne retrouvent pas le chemin de la paix et de la bonté, qu’ils ne respectent ni les femmes, ni les faibles, qu’ils assèchent la terre et gaspillent les fruits que Dieu nous a confiés parce qu’ils font passer leurs plaisirs égoïstes, sans limites, avant le salut de leur âme ; alors, ils connaîtront la destruction ».

 

 

 

« Mais elle était seule, et ne pouvait compter que sur Brunier, ce qui achevait de la déprimer. Car ces deux-là formaient un duo improbable. Il était aussi grand qu’elle était petite. Il était flic, elle était gendarme. Il était continental, elle était corse. Il était un père déchiré par la mort de sa fille ; elle était une fille perdue en quête de l’image du père. Bien sûr, ils tentaient de surnager dans une affaire qui les dépassait tous les deux. Ils n’avaient d’autre choix que de se reposer l’un sur l’autre ; deux béquilles plantées dans des sables mouvants ».

 

 

 

« Nous détruisons la Terre à grand feu. Savez-vous qu’au 1er août de chaque année, nous vivons à crédit ? Que nous consommons plus de ressources naturelles que la Terre est capable d’en régénérer, et que nous rejetons plus de gaz à effet de serre que la planète peut en absorber en une année ? À partir du 2 août, vivre est, en soi, un acte criminel ».

 

 

 

« Himmler se plaisait à rabâcher ces légendes. Les géants, en particulier, l’avaient toujours fasciné. Lui, le « nain » que tous les enfants méprisaient à l’école, jusqu’à son dragon de femme, le seul humain sur Terre qui osât l’admonester, voire le terroriser lorsqu’il n’exécutait pas immédiatement les ordres qu’elle lui intimait.

Aujourd’hui, c’était lui le dragon, dont les flammes infernales détruisaient des millions de vies dans les fours crématoires.

Il était aussi le géant, hissé sur les échasses monstrueuses de la SS, qui écrasait tous ceux qui se mettaient en travers de sa route ».

 

 

 

« Homère… Ce vieux fou devenu aveugle, tout comme moi… Il a lui aussi préféré tourner son regard en dedans. Il a cherché la vérité en lui-même. La vérité n’est pas extérieure à nous. Elle est inscrite dans notre être le plus profond ».

 

 

 

« Nous n’étions que des Destructeurs.

Nous l’avions toujours été.

Mais nous venions de mettre au point l’arme ultime. Planétaire, insidieuse bien plus puissante que cent mille bombes atomiques : l’arme atmosphérique et climatique ».

 

 

 

« Il n’y a pas que des prêtres, des rabbins ou des imams sur Terre. Chacun ses croyances. Les religions monothéistes n’ont pas tout balayé. Par exemple, il existe encore des chamanes, un peu partout ».

 

 

 

« Nous, les hommes modernes, responsables de la destruction de quatre-vingts pour cent de la biodiversité, avons aussi exterminé les loups. L’homme a perdu la tête, il nuit à tout ce qui l’entoure. À tout ce qui vit, à toute la planète. Il faudra bien qu’il paie, un jour, vous ne croyez pas ? »

3 commentaires sur “Régression de Fabrice Papillon

  1. Yvan
    29 décembre 2019

    Oui, quel talent ! On est en phase sur notre ressenti 😉

    Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Bilan : Top 2019 de mes lectures et très belle année 2020 | Ma passion les livres

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