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Sa majesté des chats de Bernard Werber

 

« Pour conclure, je serais franche avec vous : je me trouve formidable. Si je n’étais pas moi, j’aimerais me rencontrer. Si j’étais un mâle, je tomberais amoureux de moi au premier regard ».

 

 

Résumé éditeur :

« Un jour, vous les humains, vous comprendrez que nous les chats, devons prendre votre place. Alors moi, Bastet, je serai votre Reine. »

 

464 pages – Septembre 2019

 

 

 

« J’aimerais tant savoir lire.

Lire est peut-être la capacité qui actuellement me manque le plus dans la vie. Comme j’aimerais déchiffrer tous ces petits caractères qui s’alignent sur les pages et qui forment des mots. Comme j’aimerais comprendre un de ces longs textes qui racontent des histoires.

Il paraît que certains individus, en tournant simplement des pages, voient apparaître dans leur tête, comme par magie, des personnages, des décors, des lieux précis et qu’ils ont même l’impression d’entendre des sons, des voix, de la musique. Cela a l’air tellement prodigieux ».

 

 

Je n’ai pas lu le 1er tome de cette trilogie, « Demain les chats », mais j’avais très envie de lire « Sa majesté des chats ». Je m’étais assurée auprès d’un ami qui avait lu les deux tomes que je pouvais tout à fait prendre le train en marche sans être trop perdue. Je me suis donc lancée dans l’aventure. Et il est vrai que je n’ai pas été trop gênée dans ma compréhension de l’histoire car Bastet, la chatte héroïne de cette aventure, rappelle régulièrement les éléments indispensables. Décidément, la mode est aux livres qui annoncent de grands changements, voire de grands effondrements pour notre monde, souvent dus aux comportements des humains, soit pollution et anéantissement des espèces, soit bêtise humaine et violence, et/ou bien sûr à tout cela combiné. Ici, un grand effondrement de la civilisation humaine est arrivé suite à plusieurs phénomènes : d’une part la montée des barbus, terroristes violents et cruels qui ont commencé à exterminer tous les humains qui n’étaient pas d’accord avec eux, d’autre part une grande épidémie a décimé une majorité de la population mondiale, sans doute la peste puisque répandue par les rats. Ces mêmes rats qui sont des animaux intelligents sèment la terreur sous la houlette de leur chef, Tamerlan, rat très intelligent et cruel, et ont comme ambition de conquérir la planète à la place des humains. Et pour l’instant, cela fonctionne plutôt bien pour eux. Toute l’histoire nous est racontée par Bastet, une chatte, elle aussi très intelligente, très ambitieuse et disons-le, assez orgueilleuse et souvent égoïste. Son ambition à elle, est de profiter de la mort programmée de la civilisation humaine pour prendre le pouvoir et faire en sorte que la civilisation des chats, la félicité, advienne. Elle essaie de comprendre et d’apprendre de la civilisation humaine pour profiter de leurs avancées et de leurs erreurs. Ce qui est assez drôle c’est qu’elle considère les humains comme les serviteurs des chats. Elle a son humaine, Nathalie, sa servante qu’elle aime bien mais que souvent elle prend de haut. Certains animaux qui ont été des cobayes des scientifiques humains, possèdent un « troisième œil », un branchement sur internet ce qui leur permet d’accéder à toutes les connaissances à disposition sur internet mais également de communiquer avec les humains. Le mâle de référence de Bastet, Pythagore, en possède un, ainsi que Tamerlan, le roi des rats. Bien évidemment, Bastet en désire un, malgré les souffrances, car elle veut absolument communiquer non seulement avec les humains mais aussi avec toutes les espèces du monde. Et bien sûr acquérir toutes les connaissances possibles pour aboutir à son grand projet, la félicité qui remplacera l’humanité. Je ne peux pas vous raconter toutes les péripéties qui vont se dérouler tout au long du récit. Diverses attaques des rats, de pigeons… rencontres avec des communautés de chats redevenus sauvages, de chiens, de porcs etc. La communauté formée par Bastet, des chats et quelques humains vont vraiment devoir se battre pour survivre, faire des alliances avec d’autres espèces pour y arriver… C’est assez délicieux de suivre Bastet avec ses qualités mais aussi ses défauts (elle en a quelques-uns !) ! Elle a un sacré caractère et est vraiment très imbue de sa personne. On reconnaît assez bien l’attitude parfois hautaine des chats. Sa personnalité fait vraiment tout le charme de cette aventure. Et comme à l’habitude avec Bernard Werber, son récit est parsemé des connaissances de la grande encyclopédie du savoir relatif et absolu, instituée par la famille Wells (voir la série des fourmis) dont un représentant fait partie de cette histoire. Que vont-ils devenir ? Les rats vont-ils gagner ? A vous de lire « Sa majesté des chats » pour le découvrir ainsi que le 3e tome à venir.

 

 

 

« Une puanteur infâme s’est répandue sur la ville, tandis que les groupes armés barbus ont continué à s’acharner contre les imberbes en uniforme bleu marine, mais aussi contre les imberbes sans uniforme et contre les femelles.

Quand ils capturaient ces dernières, les barbus leur jetaient des cailloux. Cette pratique se nomme, comme j’allais l’apprendre plus tard, « lapidation ». Comment une espèce peut-elle détester ses propres femelles, c’est là un mystère que je devrai élucider.

Puis une épidémie s’est déclenchée et elle a tué encore plus d’humains que les bagarres entre barbus et imberbes. J’ai senti partout les effluves de la mort, invisibles pour les humains ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Werber-Sa-majeste-des-chats/1155650

 

 

 

« Quant à la maladie contagieuse qui décimait les humains, c’était selon lui une résurgence d’une très vieille épidémie du Moyen Âge, qu’il nommait « la peste », transmise par les rats. Pythagore m’a fait prendre conscience de l’énorme menace que constituaient ces rats rongeurs : ils profitaient de la désagrégation de la civilisation humaine pour se poser en successeurs sociaux, omnivores, adaptatifs et très rapidement évolutifs. Si on ne faisait rien, les rats régneraient sur le monde des humains mais aussi sur celui des chats ».

 

 

 

« C’est aussi une de mes grandes qualités, j’ai le triomphe modeste.

Les deux chats rescapés me regardent, admiratifs. Ils sont bien abîmés : leurs oreilles sont déchirées, leurs truffes saignent, l’un a un œil crevé, l’autre une patte coupée, leurs fourrures sont balafrées de coups d’incisives. Ils tremblent encore de peur, de fièvre, de faim.

Je miaule pour que nos serviteurs humains accourent. Deux jeunes femelles humaines apparaissent, comprennent la situation, nourrissent et soignent les deux chats ».

 

 

 

« Après avoir découvert l’histoire de l’humanité et de ses principaux chefs, le nouveau roi des rats a choisi son nom en référence à un humain célèbre du passé auquel il souhaitait être comparé.

« Tamerlan ».

Le prisonnier a confirmé que ce rat blanc aux yeux rouges, une fois devenu leur nouveau roi, a su fédérer toutes les hordes de la région pour en former une seule : la horde brune. Celle-ci est installée dans une grande maison dans l’ouest de Paris, à partir de laquelle Tamerlan organise la future invasion ratière ».

 

 

 

« Je regagne ma chambre et y retrouve ma servante qui déjà s’est endormie. Alors, je me place sur son ventre et me mets à le piétiner en rentrant et en sortant mes griffes pour me détendre.

Elle ouvre les yeux et prend cela pour un geste d’affection.

Elle me caresse.

Si elle savait que je fais ça pour me défouler, que c’est elle la peluche qui sert à me détendre…

Je me mets à ronronner à 25 hertz.

– Bastet ?…, murmure-t-elle (c’est le seul mot humain que je comprends) ».

 

 

 

« Il ne sert à rien de vouloir pactiser avec ceux qui ne souhaitent que notre destruction. On ne fait que repousser l’échéance pour parvenir au même résultat ».

 

 

 

« J’étais intimement convaincue que le monde avait commencé à l’époque de ma naissance. Eh bien, figurez-vous que c’est faux et que tout a commencé bien avant ».

 

 

 

« Je commence à sortir et à rentrer les griffes machinalement, ce qui, chez moi, est un signe d’agacement profond ».

 

 

 

« Telle est la logique du monde humain : les plus violents finissent forcément par vaincre les plus pacifiques. Les brutes prennent le dessus sur ceux qui réfléchissent, tout simplement parce qu’ils suivent une logique simple et claire, tandis que les autres sont ralentis par la prise de conscience de la complexité du réel et donc doutent ».

 

 

 

« Je crois que nous naissons tous pour apprendre. Le pire qui puisse nous arriver est de rester toute notre existence au même endroit, avec les mêmes personnes à répéter les mêmes situations ».

 

 

 

« – Écrire, dites-vous…

– Bien sûr, écrire est le plus grand de tous les pouvoirs ! C’est plus fort que régner, c’est plus fort que jouir, c’est plus fort que vaincre dans des duels ou des batailles. Celui qui laisse sa trace écrite se donne la possibilité que sa pensée vive partout et pour toujours ».

Un commentaire sur “Sa majesté des chats de Bernard Werber

  1. Merci Lilou

    Aimé par 1 personne

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Cette entrée a été publiée le 1 février 2020 par dans aventure, dystopie, fantastique, Mes lectures, science-fiction, uchronie, et est taguée , , , , , , , , , , .
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