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Le père de nos pères de Bernard Werber

 

« Vous savez, la réputation de saleté des cochons est imméritée. En fait, c’est un animal très propre qui en liberté n’arrête pas de se lécher. C’est parce qu’on les met dans des endroits sales qu’ils sont sales. Si on enfermait des humains nus dans des porcheries classiques au milieu de leurs déjections, ils seraient bien plus sales que les cochons ».

 

 

Résumé éditeur :

D’où venons-nous ?

Après l’infiniment petit (trilogie des Fourmis), après le mystère de la mort (Les Thanatonautes), Bernard Werber s’intéresse à une nouvelle frontière de notre savoir : les origines de l’humanité.

Pourquoi y a-t-il des hommes sur Terre ? Pourquoi sont-ils intelligents ? Pourquoi sont-ils conscients ?

Nous nous retrouvons ainsi plongés il y a 3 millions d’années dans la savane africaine à suivre au jour le jour les aventures du premier humain, le fameux chaînon manquant, Adam, le Père de nos pères. En parallèle, de nos jours, tous ceux qui ont découvert la véritable nature de cet être primordial ont de sérieux problèmes.

Quel est ce secret que personne ne veut voir en face ?

Lucrèce Nemrod, reporter aussi tenace qu’espiègle, accompagnée de son complice Isidore Katzenberg, ancien journaliste scientifique désabusé, se lance intrépidement dans l’enquête. De Paris à la Tanzanie commence une course poursuite haletante où l’on rencontre un club de savants passionnés, une charcutière industrielle, une star du X et quelques primates qui se posent de drôles de questions.

Suspense, humour, science, aventure… la révélation qui nous attend au terme de ce thriller paléontologique pourrait bien changer notre vision du monde.

 

380 pages – 29/3/2000

 

 

 

« IL reste de longues heures à observer la fourmilière. IL tente de voir ce qui se passe s’il arrache une patte à une exploratrice. Le spécimen est récupéré et rapporté par les autres. Deux pattes ? Il est rapporté. Six pattes ? Il est encore rapporté. IL conclut donc que tant qu’il reste un petit espoir de guérison, l’individu est sauvé par le groupe.

Le mode de fonctionnement social des fourmis est visiblement très différent de celui des rats. On ne tue ni les faibles, ni les malades, ni les vieux ».

 

 

Il y a des auteurs dont j’aime tous les livres, sans exception. Avec Bernard Werber, c’est plus mitigé. Je peux complètement passer à côté de certains de ses livres, alors que j’adore certains autres. Celui-ci est plutôt dans la deuxième catégorie. Après un début un peu laborieux à mon goût, j’ai ensuite beaucoup aimé l’histoire et je me suis même un peu amusée par moment. Et comme toujours avec Bernard Werber, on apprend beaucoup de choses au fil de l’intrigue. On suit alternativement IL qui vit il y a 3 millions d’années dans une horde de primates plus proches des singes que des humains, et une équipe de journalistes formée de Lucrèce Nemrod, jeune reporter volontaire pour ne pas dire tétue accompagnée d’Isidore Katzenberg, ancien journaliste scientifique qui vit reclus dans un château d’eau. IL est un primate qui observe ses congénères et essaie d’en tirer des conséquences et ainsi un peu mieux comprendre « la vie ». C’est une époque très dure où la survie est essentielle : manger et se reproduire. De leur côté, Lucrèce et Isidore sont à la recherche du meurtrier du Professeur Adjemian qui aurait enfin découvert le fameux chainon manquant qui relierait les pré-humains aux humains, bref le début de l’humanité. Pour cela ils vont enquêter auprès de différents scientifiques qui tous ont leur propre théorie sur le début de l’humanité et qui auraient ainsi un mobile pour assassiner le Professeur Adjemian afin qu’il ne dévoile pas sa découverte. Cette enquête assez amusante parfois je l’avoue les emmène jusqu’en Tanzanie qui serait le berceau de l’humanité. C’est un vrai livre d’aventure avec des notions scientifiques et historiques. C’est plaisant à lire et je vous le recommande vivement. Je préfère vous laisser découvrir par vous-même la théorie du Professeur Adjemian, elle vaut le déplacement…. Sourire.

 

 

 

« Il observait la jeune fille rousse avec intensité, absorbant rapidement l’ensemble des photons qui rebondissaient sur sa peau et ses vêtements. Qu’est-ce que c’était que cette gamine impertinente qui s’obstinait à le poursuivre dans sa tanière ?

Il la passa en revue. Un petit gabarit. Un mètre soixante, cinquante kilos. Des bras musclés. Seins pommés. Grands yeux vifs, couleur émeraude. Long cils roux. Longue chevelure rousse. Petits pieds. Respiration ample et régulière. Une sportive. Regard fixe. Chewing-gum dans la bouche. Joli port de tête. Elle avait dû faire de la danse classique très jeune pour être dotée d’un aussi gracieux maintien.

Quel couple mal assorti ils formeraient s’ils entreprenaient de travailler ensemble, songeait Lucrèce Nemrod. Une version inédite de Laurel et Hardy ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Werber-Le-Pere-de-nos-peres/17233

 

 

 

« Mon intérêt égoïste est de vivre entouré de gens non stressés. Lorsque les gens sont heureux, ils vous fichent la paix ».

 

 

 

« « Le rire est le propre de l’homme », disait le philosophe Henri Bergson, mais il avait oublié la hyène ».

 

 

 

« – Croyez-vous que ce soient les angoissés qui font évoluer le monde ? demanda soudain Lucrèce Nemrod. – Probablement, répondit Isidore. Les gens satisfaits du système dans lequel ils vivent n’ont aucune raison de le remettre en question. Donc aucune raison d’évoluer… »

 

 

 

« -Lao-tseu a dit : »Si quelqu’un t’a fait du mal, ne cherche pas à te venger. Assied-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre. »

Lucrèce Nemrod réfléchit, retourna la maxime dans son esprit puis rétorqua :

-Quand même dans certains cas, on peut aider le type à tomber dans la rivière.Ca fait gagner du temps ».

 

 

 

« Ils ne voient rien à l’horizon.

Ils sont harassés.

Ils ont faim.

La horde arrive devant une zone boueuse. Un lac en train de s’assécher. Il y a là de nombreux hippopotames calfeutrés dans la boue. Ils n’ont pas d’autre choix que de s’immerger pour se protéger des rayons du soleil. Mais le niveau de l’eau baisse et ils n’ont pas le courage de quitter ce marigot, autrefois leur havre. Ils préfèrent les endroits où les trous d’eau sont les plus profonds.

La horde s’arrête pour contempler le spectacle impressionnant de ces hippopotames qui s’entre-tuent pour régler leur crise du logement. Les énormes bestiaux exhibent leurs longues dents carrées pour se mordre l’un l’autre le museau. Les perdants sont obligés de s’abriter dans des zones peu profondes où leur dos commence à cuire.

IL se dit que son peuple est peut-être primitif mais qu’au moins il a le courage de se déplacer. Les hippopotames de ce lac en voie d’assèchement sont, eux, forcément tous condamnés. Et au lieu de se mouvoir, ils préfèrent rester sur place et s’entre-tuer. Les derniers survivants seront sans doute ceux dont l’agonie sera la pire.

Pourquoi tant de violence ? A cause de l’immobilisme.

IL comprend d’un coup une première loi de sagesse : accepter le changement ».

 

 

 

« Seul l’être humain est inadapté à la terre. Tous les autres animaux y sont adaptés. Chaleur, lumière, communication, tous les autres animaux gèrent parfaitement leurs conditions de vie. Les baleines sont capables de communiquer à plusieurs kilomètres alors que pour les humains, à quelques mètres à peine, l’opération devient déjà difficile. Dans la nature, les animaux sont aptes à passer l’hiver sans problème alors qu’au-dessous de 10 degrés, un humain nu meurt. On dit les animaux « bêtes » parce qu’ils ne développent pas de technologies. Mais, en réalité, eux n’en ont pas besoin puisqu’ils sont naturellement adaptés à cette planète ».

 

 

 

« – Les maladies ont de tout temps contribué à l’évolution de l’espèce humaine. La peste nous a appris l’hygiène, le choléra à filtrer l’eau, la tuberculose a conduit à la découverte des antibiotiques. Qui peut prédire ce qu’apporteront de bon les nouvelles maladies qui, pour l’heure, effraient encore tant les humains ? »

 

 

 

« – Étudier les cochons m’a troublée. D’un côté, il y avait les cochons que je découvrais comme animaux proches de nous et intelligents et, de l’autre, le traitement qu’on leur faisait subir dans les élevages industriels. C’est une honte totale pour l’espèce humaine. Comment peut-on se prétendre des animaux évolués si nous traitons ainsi les autres animaux ? »

 

 

 

« Heureusement que les femelles n’arrêtent pas d’accoucher sinon, à la vitesse où ils meurent, ils auraient déjà complètement disparu ».

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Cette entrée a été publiée le 25 juillet 2020 par dans aventure, fantastique, historique, Livre, Mes lectures, policier, roman, et est taguée , , , , , , , , , , .
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