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Le tricycle rouge de Vincent Hauuy

 

« Son esprit est une eau trouble et calme, et chaque pensée est une goutte qui tombe et en agite la surface. Trop de questions, trop de pensées, trop de cercles sur l’eau ».

 

 

Résumé éditeur :

Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Tout porte à croire qu’un tueur en série présumé mort, le Démon du Vermont, est de nouveau à l’œuvre.

Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix.

Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

 

Prix VSD-Michel Bussi du meilleur thriller.

 

512 pages – 28/3/2018

 

 

 

« Rebecca Law a bien vu le tricycle rouge, elle l’a vu voler par-dessus le pare-brise alors qu’elle redressait la tête peu après s’être penchée du côté passager pour aller chercher du doigt sa boucle d’oreille égarée parmi ses feuilles de cours. Son index a pu la toucher juste au moment où le choc et un bruit sourd lui ont fait penser que sa Buick Grand National avait heurté un animal ou un bout de bois sur la chaussée.

Sauf que non. Ce n’est ni un animal, ni un bout de bois ».

 

 

J’ai découvert Vincent Hauuy cette année avec son dernier thriller « Survivre » que j’ai lu en plein confinement (le premier). J’avais beaucoup aimé et je m’étais promis de lire d’autres livres de cet auteur. Le gentil Père Noël m’a permis de découvrir son premier thriller « Le tricycle rouge » et cerise sur le gâteau comme le Père Noël connaît bien la femme de Vincent Hauuy, j’ai eu droit en prime à une dédicace personnalisée… Trop cool ! Merci c’est sympa. Ceci dit, si vous me connaissez un peu, vous savez que rien ne m’empêche jamais de dire ce que je pense réellement d’un livre… Et bien pour celui-ci bonne pioche ! J’ai été scotchée par l’intrigue très bien menée et je me suis attachée aux personnages très particuliers de cette histoire un peu compliquée mais qui vaut vraiment le coup d’être lue. Noah Wallace est un ancien profileur qui a tout arrêté il y a cinq ans suite à un très grave accident qui lui a laissé de grosses séquelles au cerveau, entre autres. Malgré une thérapie et de très grosses doses de médicaments, il n’a pas pu reprendre son travail et il vivote bourré de TOC qui l’aide à surmonter le quotidien. Sa femme est décédée dans cet accident ainsi que le tueur en série surnommé le Démon du Vermont qu’il poursuivait à l’époque avec son coéquipier et ami Steve Raymond. Un meurtre qui rappelle le modus operandi du Démon du Vermont est perpétré au Canada, proche du Vermont. Sur les lieux, le tueur a laissé une carte postale sur laquelle il s’adresse à Noah Wallace et son ex-équipier. Noah va donc devoir reprendre du service malgré ses handicaps et repartir sur les traces d’un assassin particulièrement cruel et qui semble s’adresser à Noah en particulier. Ce dernier va devoir plonger dans sa mémoire défaillante et son enfance dont il n’a aucun souvenir pour essayer de comprendre ce que le tueur veut lui dire et si possible l’arrêter. Le chemin est semé d’embûches et de meurtres. Parallèlement, Sophie, une jeune journaliste-blogueuse, est entraînée dans une enquête sur la disparition inexpliquée d’un journaliste dans les années soixante-dix, suite à des informations reçues par un mystérieux informateur. Cette enquête va se révéler très dangereuse et va finalement rejoindre celle de Noah. L’enquête est complexe mais addictive et je me suis laissée prendre par ce tricycle rouge. Très bon moment de lecture que je recommande aux amateurs du genre.

 

 

 

« Je vous donne dix minutes, pas une de plus. Ah oui, et voici la carte postale retrouvée avec vos noms et le nom des victimes présumées. Vous me la restituerez après votre inspection.

Noah prend la carte. Elle est scellée dans un sac plastique transparent. Il chasse les gouttes de pluie d’un revers de manche.

C’est un souvenir du Château Frontenac, à Québec.

Au dos, il est écrit :

« Un cadeau pour Noah Wallace et Steve Raymond

Jean-François Duval et sa fille Élise »

Malgré le scellé, la carte dégage un parfum qui lui est familier.

Il la porte à ses narines.

De la myrrhe ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Hauuy-Le-Tricycle-rouge/956941

 

 

 

« Il pouvait deviner la rage ou la colère dans la forme des blessures, la méticulosité dans le découpage ou le placement, la vanité dans l’exposition. Noah ne voit plus la partition, mais peut-être peut-il encore entendre la musique ».

 

 

 

« Edgard Trout !

Un journaliste disparu dans les années soixante-dix. Une affaire classée sur laquelle elle enquête. Certes pas aussi célèbre que Seymour Hersh, Trout s’était distingué comme reporter de guerre au Vietnam par son militantisme contre les épandages de gaz orange sur les Vietnamiens. L’expéditeur anonyme avait dû suivre les investigations de Sophie sur son blog.

Pour l’instant, celles-ci patinent. Trout n’a pas donné signe de vie depuis 1977 et personne ne s’est vraiment inquiété de sa disparition.

Sophie hésite, elle connaît le Darknet de réputation. Mais c’est une journaliste, et la curiosité la pousse à aller plus loin.

Alors elle installe le navigateur Tor et clique sur la pièce jointe ».

 

 

 

« Pour comprendre ce puzzle, il va devoir plonger dans les abysses. Son regard devra porter au-delà des apparences pour espérer déceler l’ombre du tueur dans la mosaïque sanglante. Il envisageait toujours les scènes de crime comme des symphonies silencieuses, il en percevait le rythme, le tempo et les notes ».

 

 

 

« C’est le problème avec la beauté, elle est à double tranchant. Elle peut susciter l’admiration et les faveurs, tout autant que la jalousie et la haine. Mais, dans les deux cas, elle ne passe pas inaperçue ».

 

 

 

« – Clémence, une bonne fois pour toutes, je suis en couple avec Rachel. Et je l’aime.

– Non, vous ne l’aimez pas, Noah. Vous aimez qu’elle vous aime ».

 

 

 

« – Il y a une histoire cherokee que j’aime beaucoup, celle d’un grand-père qui parle à son petit-fils.

Petit, dit le vieil Amérindien, il y a une lutte entre deux loups à l’intérieur de chacun de nous.

L’un est le Mal – c’est la colère, l’envie, la jalousie, la cupidité, l’arrogance, la culpabilité, l’amertume, le sentiment d’infériorité, le mensonge, l’orgueil, et l’égo.

L’autre est le Bien – c’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la bonté, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi.

Le petit-fils réfléchit, puis il demande : grand-père, quel loup va gagner ?

Celui que tu choisis de nourrir, répond l’Amérindien ».

 

 

 

« Et puis, il n’a jamais eu peur des cadavres. Les vivants sont bien plus effrayants à ses yeux, il sait lire les expressions de leurs visages et décrypter leurs gestuelles, mais sa perception ne s’aventure jamais au-delà de la surface, dans les abîmes de leurs personnalités profondes, là où les monstres sont tapis ».

 

 

 

« La solitude, cette fausse amie, l’attend au cœur de l’obscurité, avec son lot de questions. Plus que jamais, elle est un miroir dans lequel Noah craint de se refléter ».

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