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Les victorieuses de Laetitia Colombani

 

 

« Il est des lettres qu’on écrit à la main. Et qu’on dicte avec le cœur.

C’est sans doute la tâche la plus difficile qui lui ait été confiée. Elle n’avait pas saisi jusqu’alors le sens profond de sa mission : écrivain public. Elle le comprend seulement maintenant. Prêter sa plume, prêter sa main, prêter ses mots à ceux qui en ont besoin, tel un passeur qui transmet sans juger ».

 

 

Résumé éditeur :

Brillante avocate, Solène tente de se reconstruire après un burn out. Acceptant une mission bénévole d’écrivain public, elle est envoyée au Palais de la Femme, un foyer au cœur de Paris. Les résidentes s’appellent Binta, Sumeya, Cvetana, Salma ou la Renée et viennent du monde entier. Lorsqu’elles voient arriver Solène, elles se montrent méfiantes. Mais Solène est bien décidée à trouver sa place auprès de ces femmes aux destins tourmentés…

Un siècle plus tôt, Blanche Peyron œuvre en faveur des démunis. Elle a voué sa vie à l’Armée du Salut et rêve d’offrir un refuge à toutes les exclues de la société. Le chemin est ardu, mais elle ne renonce jamais.

 

Laetitia Colombani donne vie à ces victorieuses anonymes, à Blanche l’oubliée, à toutes celles qui refusent de se résigner.

 

240 pages – 3/6/2020

 

 

 

« Des comprimés et du bénévolat, voilà tout ce qu’il a à lui proposer ? Onze ans d’études de droit pour en arriver là ? Solène est déconcertée ».

 

 

Quand le roman « La tresse » de cette auteure était sorti auréolé de chroniques élogieuses, j’avais été tentée de le lire et puis le temps est passé et je l’ai oublié. Cette année à l’occasion de Noël, je découvre donc Laetitia Colombani avec « Les Victorieuses » (merci petite mère Noël !). Et à l’arrivée c’est un bon moment de lecture. On suit en parallèle l’histoire de deux femmes qui n’ont rien en commun à priori : l’une vit au début du 20e siècle et l’autre de nos jours. L’une est une avocate brillante, en plein burn-out suite au suicide sous ses yeux de l’un de ses clients, l’autre est une jeune femme de la bourgeoisie anglaise qui se lance à corps perdu dans le projet de sa vie, intégrer et œuvrer pour l’Armée du Salut. J’avoue que je connaissais de nom l’Armée du Salut mais pas grand-chose d’autre. Je ne savais pas par exemple qu’ils fonctionnaient comme une vraie armée. Grâce à ce livre on vit les débuts de l’association aux côtés de Blanche et Albin Peyron, tous deux membres de l’Armée du Salut qui viennent à Paris pour y développer le mouvement. Blanche et Albin sont deux exaltés qui veulent aider leur prochain. Ils finiront par prendre la tête de l’Armée du Salut en France. Blanche, malgré une santé défaillante, se donne à fond dans ses missions. Elle a un très grand projet qu’elle mènera à bout : Créer un lieu pour héberger les plus démunis et en particulier les femmes et leurs enfants, le Palais de la femme qui existe réellement encore de nos jours. Solène de son côté, depuis son burn-out, est en dépression et n’a plus le goût de vivre. Son médecin l’incite à se tourner vers le bénévolat pour retrouver un sens à sa vie. Solène déstabilisée par cette proposition ne sait pas vers quelle association se tourner. Elle trouve finalement une petite annonce qui demande un « écrivain public ». Elle finit par se décider et elle tente l’aventure. On lui propose une permanence au Palais de la femme. A petit pas et mal à l’aise, Solène se rend au Palais. Petit à petit, elle va y trouver sa place, faire de belles rencontres et sa vie va en être complètement changée. En effet, elle va donner mais aussi beaucoup recevoir. Un livre très humain nous relatant de beaux chemins de vie de femmes fortes tout autant que fragiles. J’ai beaucoup aimé !

 

 

Blanche et Albin Peyron

 

« Un problème subsiste, cependant : en jupe, Blanche aura du mal à pédaler. Le port du pantalon serait plus adapté, mais ce vêtement est interdit aux femmes. La loi prohibe ce que la société considère comme un travestissement. Toute demande doit faire l’objet d’une dérogation auprès de la préfecture de police. En cette fin d’année 1888, Albin ignore qu’une circulaire est sur le point d’être votée pour lever partiellement l’interdiction – à la condition que la femme tienne par le main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Colombani-Les-victorieuses/1141999

 

 

 

« Blanche le voit déjà, son Palais de la Femme : un refuge pour toutes celles que la vie a malmenées, que la société a mises de côté. Une citadelle, où chacune aura son logis bien à elle, une chambre chauffée, aérée, confortablement meublée. Une chartreuse de paix.

Un Palais pour panser ses blessures et se relever ».

 

 

 

« Les obstacles ne sont que des cailloux sur la route, lui dit-il. Le doute fait partie du chemin. Le sentier n’est pas uniforme, il y a des passages agréables, des tournants raboteux et pleins d’épines, du sable, des rochers, avant les prairies couvertes de fleurs… Il faut continuer d’avancer quoi qu’il en coûte ».

 

 

 

« Les médias l’évoquent rarement, le viol des femmes sans-abri n’est pas un sujet présentable. Pas assez chic pour passer au journal de 20 heures, lorsque la France est à table. Les gens n’ont pas envie de savoir ce qui se passe en bas de chez eux lorsqu’ils ont fini de dîner et vont se coucher. Ils préfèrent fermer les yeux ».

 

 

 

« Ce qui vous manque dans l’enfance vous manque pour l’éternité ».

 

 

 

« Dès la création de l’Armée du Salut, William Booth a institué dans ses rangs l’égalité absolue des sexes. Les femmes y sont d’ailleurs majoritaires : sept officiers sur dix sont des femmes ».

 

 

 

« Du temps, voilà ce que demandent les associations. Sans doute ce qu’il y a de plus difficile à donner dans une société où chaque seconde est comptée. Offrir son temps, c’est s’engager vraiment ».

 

 

 

« Les mots sont des papillons, fragiles et volatils. Il faut le bon filet pour les attraper ».

 

 

 

« Les 3 S à son col sont plus qu’un ornement. Ils sont une mission, une vocation, une raison d’exister.

Soupe. Savon. Salut.

3 mots résumant à eux seuls l’engagement de sa vie : venir en aide au plus démunis. Telle est le credo de l’organisation qu’elle sert fidèlement depuis près de 40 ans. (L’armée du Salut) »

 

 

 

« Tous les deux ou trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, dans ce pays qu’on dit civilisé. Jusqu’à quand ? Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n’existe pas. Pourquoi chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ? »

 

 

« L’estime de soi, c’est ce qu’il y a de plus difficile à regagner ».

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Cette entrée a été publiée le 8 janvier 2021 par dans découverte auteur, Livre, Mes lectures, roman, et est taguée , , , , , , , , , , .
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