Ma passion les livres

Partage de mes lectures

Persona : Je sais qui tu es de Maxime Girardeau

 

 

« « Souviens-toi que tu n’es qu’un homme » sont les mots qui l’accompagnèrent durant son dernier souffle ».

 

 

Résumé éditeur :

Un homme est retrouvé horriblement mutilé dans un bâtiment désaffecté du centre hospitalier Sainte-Anne à Paris. Pour Franck Somerset, commissaire à la Crim’, c’est le début d’une enquête étrange et singulière.

Étrange, car ce n’est pas une série d’homicides au sens propre du terme à laquelle il se trouve confronté : toutes les victimes sont encore en vie, mais elles ont été torturées et « enfermées » en elles-mêmes.

Singulière, car pour comprendre, Franck Somerset va devoir plonger dans l’univers des nouveaux maîtres du monde – les grands du numérique qui maîtrisent nos vies immatérielles.

C’est au cœur de Paris, dans ces tréfonds et au-delà, que Franck va suivre la piste de ce qui ressemble à une vengeance frénétique, folle et pourtant méthodique, où s’affrontent deux mondes, un nouveau qui se persuade de sa toute puissance et un ancien qui ne veut pas mourir …

 

Né en 1980, Maxime Girardeau a travaillé pendant douze ans dans le domaine du marketing digital, notamment au sein d’une des fameuses multinationales rassemblées sous l’acronyme GAFAM. Désormais, il se consacre à l’écriture. PERSONA est son premier roman.

 

432 pages – 12/2/2020

 

 

 

« Il comprenait pourquoi Vannod lui avait confié l’enquête. La brutalité extraordinaire déployée par l’agresseur, notamment les actes de torture, entraînait à elle seule l’ouverture d’une enquête criminelle ».

 

 

Ce livre était dans ma PAL depuis un petit moment et j’ai eu envie de le découvrir après une lecture où je m’étais passablement ennuyée. Je n’avais pas fait le lien tout de suite entre le titre de ce thriller et les personas créés dans le monde du marketing numérique. Je travaille moi-même dans ce monde numérique mais je m’en suis éloignée depuis de longs mois pour raison de santé et ce n’est pas mon univers premier de compétences. A la lecture de « Persona » il m’est revenu en pleine figure si l’on peut dire. Et pas le meilleur côté de ce monde. L’auteur y a travaillé pendant douze ans et l’on sent qu’il le connaît bien. Ce monde du digital ne ressort pas grandi de ce livre, sans doute à raison, tout en sachant que derrière ce monde immatériel ce sont bien des êtres humains qui le créent et le dirigent. Des êtres humains avec leurs qualités mais aussi leurs zones d’ombre et ce sentiment de toute puissance que peut donner le numérique. Dans cette histoire, le commissaire Franck Somerset va devoir faire face avec son équipe, non pas à des meurtres comme d’habitude, mais à des agressions extrêmement violentes qui laissent les victimes en vie après d’horribles tortures. En vie oui mais à jamais exclues de la société tant les séquelles des brutalités qu’elles ont subies sont graves. Toutes les victimes font partie de ce fameux monde numérique. L’enquête est difficile et Franck Somerset ne refuse pas l’aide d’Elga qui travaille chez Google et qui est une très bonne amie de l’épouse d’une des victimes. Elga est assez fine en déduction et a des connaissances dans ce monde virtuel qui sont bien utiles à Franck. Une sorte d’amitié filiale va naître entre eux. Cette enquête finira par les emmener très loin dans leurs émotions personnelles d’une part et jusqu’en Colombie d’autre part. L’intrigue est bien ficelée et nous tient en haleine jusqu’au bout. La psychologie des personnages est fine et intéressante. Les tortures sont assez brutales donc à ne réserver qu’aux cœurs bien accrochés. Un très bon thriller pour un premier roman. Bravo ! J’ai hâte de lire ses prochains écrits.

 

 

 

« Depuis l’avènement des réseaux sociaux, de l’information en cent quarante caractères, de l’égalité des points de vue entre un chercheur d’université et Kévin du 93, les dominateurs se montraient à nouveau, soufflant sur les braises de l’ignorance et de la colère ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Girardeau-Persona–Je-sais-qui-tu-es/1199889

 

 

 

« De nombreuses taches de sang constellaient l’envers, surtout au niveau du nez, écrasé par le masque. Franck décela également les deux points, à la même hauteur, témoignage de la lobotomie. De larges macules rouge bordeaux enfin entouraient les quatre orifices qui avaient servi à clouer le masque sur le visage de la victime.

Autour de lui, un silence pesant s’était installé. Franck releva les yeux et vit les têtes de Marion, Tanguy et Gilles qui scrutaient chacun de ses gestes, impatients de recueillir ses constatation ».

 

 

 

« – Je passe ma vie à observer la misère humaine et ses conséquences. Dans mon monde, il y a des raisons, des origines, des vies cassées, des destins sacrifiés. Vous, vous vivez dans des bulles expurgées, lisses, autarciques, où tous ne sont habités que par un complexe de supériorité. C’est ahurissant ».

 

 

 

« Je sais comment réveiller la névralgie du corps, comment en faire une vague qui submerge. Je connais la carte des nerfs. Lui, les découvrait, un à un, avec effroi. Il sentait pour la première fois la totalité de son être déverser un flot de souffrance ».

 

 

 

« Il rit de plus belle, fier de son effet et de sa créativité, pour s’assurer que sur son territoire on sache toujours qui était le prédateur. Kahl avait déjà entendu parler de cette « ligue ». Une meute qui prenait plaisir à attaquer des cibles définies sur les réseaux sociaux et toujours confortablement cachée derrière de faux comptes.

Kahl apprécia cet instant et laissa échapper un rire glacial ».

 

 

 

« Toutes les données publiées sur vos réseaux sociaux ne vous appartiennent plus juridiquement, elles appartiennent aux plateformes sur lesquelles vous les laissez, et de ce fait vous les rendez publiques et visibles par tous… »

 

 

 

« J’élabore ces « persona », ces personnages imaginaires qui représentent des groupes sociaux, qui deviendront ensuite des clients fidèles. C’est là que la magie opère ».

 

 

 

« Selon jung la perception de la réalité se combine autour de quatre composantes : l’ego, la persona, le soi et l’ombre ».

 

 

 

« Le souci avec les sadiques, c’est que l’on ne peut pas vraiment les soigner. La seule chose à faire, c’est de les enfermer ».

 

 

« En les masquant, il nous pousse, nous la police, à leur retirer » leur masque social » et à voir au-delà de leur apparence ? »

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :