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La faiseuse d’anges de Sandrine Destombes

 

« Un silence s’installa entre eux. Pas de ces silences qui vous mettent mal à l’aise mais de ceux qu’on voudrait préserver le plus longtemps possible. Un silence de miel. »

 

 

Résumé éditeur :

La commissaire Maxime Tellier se retrouve à devoir enquêter sur une série de meurtres particulièrement violents. Des femmes, entre quarante et cinquante ans, sont assassinées un peu partout en France suivant le même mode opératoire. Le seul point commun des victimes : la Normandie. Max n’a d’autre choix que de quitter sa juridiction parisienne pour collaborer avec les services de gendarmerie de Lisieux où une cellule de crise a été créée. Une fois sur place, Max comprend rapidement que la région n’est pas le seul élément déclencheur de ces meurtres.

En parallèle, Max se retrouve acculée par un nouvel élément lié à une enquête nettement plus personnelle qu’elle mène depuis trente ans. L’assassin de sa mère vient de refaire surface…

 

378 pages – 1/10/2020 (poche)

 

 

 

« L’affaire allait prendre une tournure toute nouvelle avec ces derniers éléments. On ne recherchait plus un meurtrier lambda. On cherchait un tueur en série qui se déplaçait partout en France en toute impunité. La presse allait se régaler de la chasse au monstre qui allait débuter.

« Il ne manquait plus que ça ! » se dit-elle en décrochant son téléphone pour prévenir ses supérieurs. »

 

 

Je ne me lasse pas de découvrir les livres de Sandrine Destombes. A chaque fois un réel plaisir même si les univers sont différents. « La faiseuse d’anges » ne fait pas exception, j’ai énormément aimé suivre Max, commissaire à la fois forte et fragile. Je découvre à l’occasion de cette chronique que c’est le premier roman de Sandrine Destombes. Chapeau bas, Madame ! Il est excellent. J’ai été immédiatement embarquée dans cette intrigue très bien menée et je me suis attachée aux personnages. En parallèle de l’enquête éprouvante qu’elle mène avec son équipe, Max doit faire face à deux évènements difficile douloureux dans sa vie personnelle. Enzo, son collègue, son mentor, son ami mais surtout une sorte de père de substitution, part en retraite. Il va s’installer au loin, dans son pays natal, l’Italie. C’est très dur pour Max. Elle va tenter de garder le contact avec Enzo, si précieux et indispensable pour elle, par de longs appels téléphoniques. Max est également déstabilisée par des messages mystérieux et menaçants de l’assassin de sa mère qu’elle cherche en vain depuis une trentaine d’années. C’est donc une jeune femme fragilisée psychologiquement qui doit mener l’enquête sur une série de meurtres de femmes particulièrement atroces et dont la fréquence s’accélère. Trouver des points communs entre les victimes s’avère compliqué. Une région, la Normandie, semble être un fil rouge. Je vous laisse lire « La faiseuse d’anges » pour en savoir plus. Beaucoup d’humanité et d’empathie pour ses personnages, une belle écriture, une intrigue bien ciselée font que j’ai eu un beau coup de cœur pour ce thriller. Je vous le conseille vivement. Et moi je vais continuer ma déambulation dans l’univers de Sandrine Destombes. Impatiente et ravie d’avance.  

 

 

 

« – Tu as autre chose pour nous ? demanda Max ramenant tout le monde à la réalité.

– J’ai bien un détail qui me turlupine. Sa mère et elle sont arrivées dans la région après la mort du mari.

Max ressentit comme une sorte de vent glacé dans son cou. C’était, chez elle, le signe qu’ils tenaient quelque chose.

– Et où habitaient-elles avant de déménager ?

– Lillebonne, en Haute-Normandie. »

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Destombes-La-faiseuse-danges/768432

 

Note sur Babélio : 4,16/5 (154 notes) – Ma note : 5/5

 

 

 

« Vincent avait demandé que le corps ne soit transféré qu’après son arrivée. Il ressentait toujours le besoin de visualiser une victime là où elle avait été trouvée. Cela lui permettait de personnaliser ses enquêtes. D’ici quelques jours, on ne parlerait plus que d’indices, de rapports. Ce corps ne serait plus qu’un numéro. Vincent ne voulait pas perdre de vue que cette victime était avant tout un homme ou une femme. Une personne qui avait eu une vie avant de se retrouver dans une housse mortuaire. »

 

 

L’auteure : Sandrine Destombes

Sandrine Destombes, née le 29 avril 1971, est une femme de lettres française, auteure de roman policier.

Après avoir fait des études à l’École supérieure de réalisation audiovisuelle, Sandrine Destombes travaille dans la production d’événements et profite de son temps libre pour écrire des romans policiers. Son cinquième roman, Les Jumeaux de Piolenc, est récompensé par le grand prix VSD du polar 2018 présidé par Michel Bussi.

 

 

 

« Une fois assise à son bureau, Max tenta de se calmer mais elle n’arrivait pas à décolérer. Elle avait toujours su que le côté joli coeur de Thomas finirait par leur jouer des tours. Si Laetitia Monteau avait été un laideron, rien de tout cela ne serait arrivé. Max avait parfois l’impression de gérer une bande d’ados. Elle détestait cette partie du boulot. Entre les guéguerres internes, les enfantillages de certains et les humeurs des autres, elle avait souvent la sensation d’être prise pour un arbitre ou une maîtresse d’école, et non pour le commissaire de brigade criminelle qu’elle était. »

 

 

« Max prit l’enveloppe et attendit qu’Agathe soit ressortie pour l’ouvrir. Elle contenait une feuille pliée en deux, écrite en lettre d’imprimerie :

Arrête de me chercher

Ça ne la ramènera pas

Tout est de sa faute

C’est d’une main tremblante qu’elle laissa tomber la feuille pour composer le numéro d’Enzo. »

 

 

 

« Elle profita du temps de livraison pour respecter sa promesse et fila à la salle de bains. Elle fit un rapide constat des dégâts et ne put s’empêcher de se demander comment faisaient les autres femmes pour rester impeccables quels que soient l’heure ou le jour de la semaine. Soit elles ne travaillaient pas, soit elles avaient une sœur jumelle pour donner le change. C’était la seule solution logique qui lui venait à l’esprit. »

 

 

 

« – Pour vous, le bonheur est une histoire de volonté ? demanda Max en défiant Suzanne du regard.

– Absolument. Quels que soient les malheurs qui vous arrivent dans la vie, c’est à vous de décider s’ils seront désormais une force ou une injustice qui vous empêchera d’avancer. »

 

 

 

« Lorsqu’elle vit débarquer son chef dans les couloirs, elle sut immédiatement que ce n’était pas bon signe. Il ne loupait son golf qu’en cas de problème majeur et à voir sa tête, on était en plein dedans. »

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