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Blackwater, tome 5 : La fortune de Michael McDowell

« – J’ai un bon pressentiment concernant ces marécages, renchérit Elinor. – Tu ne les as jamais vus ! protesta Oscar. – Comment le sais-tu ? répondit-elle, un sourcil levé. »

Résumé éditeur :

Le clan Caskey se développe et se transforme. Certaines branches font face à la mort, d’autres ­accueillent la vie. Entre rapprochements inattendus, haines sourdes et séparations inévitables, les relations évoluent. ­Miriam, ­désormais à la tête de la scierie et noyau dur de la famille, continue à faire grandir la richesse. Suite à une découverte surprenante et miraculeuse – excepté pour une personne –, c’est la ville entière qui va bientôt prospérer. Mais la soudaine fortune suffira-t-elle alors que la nature commence à réclamer son dû ?

Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), ­co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi ­addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Découvrez le cinquième épisode de Blackwater, une saga matriarcale teintée de surnaturel avec un soupçon d’horreur.

260 pages – 3/6/2022

« Elinor m’a peut-être abandonnée quand j’étais bébé. Elle ne m’a peut-être jamais donné un dixième de l’amour qu’elle a donné à Frances. Elle ne m’aime peut-être même pas autant qu’elle t’aime toi, Billy. Mais elle ne me ment pas. »

« Zaddie resta une heure avec le nouveau-né dans la salle de bains attenante à la chambre de Frances; elle savait qu’il ne valait mieux pas se risquer à sortir sans y avoir été invitée. Au cours des années passées au service d’Elinor, elle avait appris à taire toute curiosité pour ce qu’on ne lui disait pas directement. »

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/McDowell-Blackwater-tome-5–La-fortune/1413149

Note sur Babélio : 4,46/5 (73 notes) – Ma note : 5/5

« Les Caskey acceptèrent à l’unanimité la proposition de Billy, et après ce dimanche après-midi, l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes changea radicalement. Jamais ils n’auraient cru posséder autant d’argent. Elinor en tira une grande fierté, comme si ses conseils et son soutien à Oscar durant les années difficiles avaient été à l’origine de leur fortune. Sister ne touchait plus terre – comment son mari pourrait-il désormais l’atteindre, alors qu’autant d’argent aurait suffi à écarter des personnes autrement plus dangereuses et insistantes qu’Early Haskew ? Grace et Lucille étaient perdues dans des songes de prairies, de bétail et de terres fraîchement déboisées. Aux yeux de la famille, les possibilités semblaient infinies, mais également un peu nébuleuses. Dans les jours qui suivirent, chacun chercha fiévreusement mille et une façons de dépenser son argent. »

L’auteur : Michael McDowell

Michael McDowell (de son nom de naissance Michael McEachern McDowell) est un écrivain et scénariste américain, né le 1er juin 1950 et décédé le 27 décembre 1999 à Boston, Massachusetts.

Stephen King le décrit comme « le meilleur auteur de livres de poche aux États-Unis à ce jour ».

Il est notamment connu pour avoir écrit l’histoire et le scénario du film Beetlejuice de Tim Burton.

Michael McDowell a suivi des études à l’Université d’Harvard, et a poursuivi en doctorat en anglais à l’Université Brandeis en 1978. Sa thèse s’intitulait « Comportements américains envers la mort, 1825-1865 ». En même temps qu’il rédige sa thèse, il se rend compte qu’il ne veut pas enseigner, mais devenir écrivain. Son premier roman n’essuie que des refus, mais il se lance dans l’écriture d’un deuxième. Dans son entretien avec Douglas E. Winter, il raconte que la bande annonce de La Malédiction et L’Exorciste l’ont interrogé sur les enfants possédés, ce qui lui a donné de la matière pour l’écriture d’un autre livre.

Il soutient quand même sa thèse et obtient son doctorat, puis trouve un emploi de secrétaire et se consacre pleinement à l’écriture. Sa carrière littéraire sera réellement lancée avec « The Amulet », et il pourra vivre de son écriture à partir du début des années 1980.

McDowell était un grand collectionneur d’objets liés à la mort. Sa collection, vaste et variée, qui comprend plus de soixante-seize boîtes, incluait des objets tels que des broches mortuaires, des photographies et des plaques provenant de cercueils de nourrissons.

De janvier à juin 1983, Michael McDowell fait paraître chez Avon mois après mois une mini-série de romans autour d’une ville et d’une famille de l’Alabama : « Blackwater ». Le procédé inspirera Stephen King pour la publication de « La Ligne Verte ».

Les sources d’inspiration de Michael McDowell sont multiples. Comme Lovecraft, il imprègne son œuvre de ses racines, le lieu où il a grandi : l’Alabama.

Stephen King était un fan incontesté de Michael McDowell (qui a écrit le scénario de son film « La Peau sur les os »), tout comme Steven Spielberg, pour qui il a travaillé sur la série « Histoires fantastiques ».

McDowell a été diagnostiqué comme étant atteint du SIDA en 1994. Après son diagnostic, McDowell a enseigné l’écriture de scénarios à l’Université de Boston et à l’Université Tufts, tout en continuant à écrire des scénarios sur commande. L’un de ses derniers projets, sur lequel il travaillait au moment de sa mort, était une suite de « Beetlejuice ». Son dernier roman inachevé, « Candles Burning », a été complété par la romancière Tabitha King et publié en 2006.

McDowell est décédé le 27 décembre 1999 à Boston, Massachusetts, des suites d’une maladie liée au sida.

« Billy va être fou de joie », déclara Elinor alors qu’elle raccompagnait sa fille du cabinet du docteur Benquith. Frances garda le silence. « Ma chérie, tu n’es pas heureuse ? – Je ne sais pas, maman. Je devrais l’être ? – Évidemment, répondit Elinor avec un sourire éteint. Toutes les jeunes mariées veulent avoir des enfants. – Pas s’ils sont déformés », rétorqua doucement Frances. Elinor lui jeta un regard, mais ne dit rien avant de s’être garée devant la maison. Alors que sa fille s’apprêtait à sortir de l’auto, Elinor la saisit par le bras et lança d’un ton rageur : « Déformés ? C’est vraiment ce que tu penses ? C’est comme ça que tu te vois ? C’est comme ça que tu me vois, moi ? – Maman… »

« Elinor se tourna vers sa fille. « Des jumeaux ? – Il y en avait deux, répondit vaguement Frances. – Deux filles, comme Nerita et moi ? – L’un des deux était une fille, dit Frances, encore tremblante. – L’autre était un garçon ? » Oscar apparut au seuil, le sourire aux lèvres. « Alors, ce bébé n’est toujours pas sorti ? rit-il. Frances, je meurs d’impatience de rencontrer mon premier petit-enfant. Il va falloir lui dire de se dépêcher. » « L’autre était un garçon ? chuchota anxieusement Elinor à l’oreille de sa fille. – L’un des deux était une fille », répéta Frances en se levant maladroitement de la balancelle. »

« Après la naissance de leur fille, Billy nota un changement radical chez son épouse. En une seule nuit – quelques heures durant lesquelles il avait été chassé de la maison –, elle paraissait soudainement avoir mûri et hérité de l’autorité et de l’autonomie des femmes Caskey. Elle n’était ni agressive ni exigeante ; ce n’était pas du tout sa nature. Mais elle savait désormais ce qu’elle voulait et n’hésitait plus à le dire. Alors qu’elle avait auparavant accepté toute opinion ou volonté qui ne fût pas la sienne, voilà qu’elle considérait ses désirs comme équivalents à ceux de n’importe qui. Elle n’était plus aussi dépendante qu’auparavant. »

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