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Le Meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie

« Ah ! Si seulement Hercule Poirot n’avait pas pris sa retraite, et n’était pas venu chez nous cultiver des courges !… »

Résumé éditeur :

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr Sheppard. La veuve qu’il envisageait d’épouser s’est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui qui détient un terrible secret : un an plus tôt, elle a assassiné son mari.

Peu après avoir livré ces confidences, Roger Ackroyd est retrouvé mort, poignardé. Et la fameuse lettre a disparu…

221 pages – 1/7/1971

« Il y a tout juste un an que le mari de Mme Ferrars est mort et depuis, sans la moindre preuve, Caroline soutient que sa femme l’a empoisonné. J’ai beau lui répéter, inlassablement, que M. Ferrars a succombé à une gastrite aiguë, aggravée par un penchant un peu trop prononcé pour la boisson, elle ignore superbement mon opinion. Il est vrai que les symptômes de la gastrite et de l’empoisonnement par l’arsenic sont assez proches. Mais Caroline fonde ses accusations sur de tout autres critères, et je l’ai maintes fois entendue déclarer : – Cela va de soi. Il n’y a qu’à la regarder, voyons ! »

J’aime beaucoup Agathe Christie, la reine du crime, mais j’avoue bien volontiers ne pas avoir lu tous ses romans. Dernièrement j’ai lu avec intérêt l’interview de Valentin Musso effectué par Yvan du blog « EmOtionS – Blog littéraire ». Et Valentin Musso disait : « C’est le plaisir que je prends en tant que lecteur ou spectateur qui me pousse à imaginer des fins surprenantes. J’ai toujours adoré les histoires reposant sur un twist final : Psychose, Le sixième sens, Shutter Island, La planète des singes, Le meurtre de Roger Ackroyd… ». Je suis comme lui, j’aime être étonnée à la fin d’un livre par un retournement de situation, un coupable que je n’avais absolument pas soupçonné… Oui vraiment j’adore être surprise par l’auteur… Du coup cela m’a donné envie de lire « Le meurtre de Roger Ackroyd » d’Agatha Christie que je n’avais pas encore lu. Et je ne suis pas déçue ! Quelle fin ! Elle m’a bien eu, la reine du crime et bien sûr ce cher Hercule Poirot. L’histoire nous est racontée par le Docteur Sheppard, voisin d’Hercule Poirot et surtout l’ami de la victime, Roger Ackroyd. Le docteur Sheppard est l’une des dernières personnes à avoir vu Roger Ackroyd car il a diné et passé la soirée chez ce dernier. Les deux amis se sont entretenus en tête à tête après le diner et Roger Ackroyd avait semblé fort nerveux après le suicide de Madame Ferrars qu’il souhaitait épouser. Cette dernière, veuve depuis un an, était victime d’un maître chanteur. Tous les proches présents dans la maison ainsi que le personnel sont suspects. La nièce de Roger Ackroyd, ayant appris que le célèbre Arthur Poirot habitait désormais le village de King’s Abbot, lui demande instamment de mener l’enquête. Bien qu’en retraite depuis peu, Arthur Poirot ne résiste pas à l’envie d’enquêter de nouveau car il s’ennuie. Il commence donc son enquête en compagnie du docteur Sheppard qui connaît bien tout le monde ainsi que le village. Tout ceci sous l’œil inquisiteur et curieux de la sœur du Docteur Sheppart avec qui il vit, Caroline. Un sacré personnage que cette Caroline ! Agatha Christie sous couvert d’Hercule Poirot nous envoie sur toutes les pistes possibles pour mieux nous perdre et pour nous offrir à la fin un coupable complètement improbable. Chapeau madame. Je recommande vivement bien sûr !

« Caroline se pourléchait comme une chatte devant un bol de crème. Pour un peu, elle aurait ronronné. »

Lien du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Christie-Le-Meurtre-de-Roger-Ackroyd/3399

Note sur Babélio : 4,1/5 (3 325 notes) – Ma note sur Babélio : 5/5

« – Oui, les petites cellules grises du cerveau, expliqua Poirot. – Ah ! oui ; mais je suppose que nous nous en servons tous. – À un degré plus ou moins grand, murmura Poirot. »

British writer of crime and detective fiction, Dame Agatha Christie (1891 – 1976). (Photo by Walter Bird/Getty Images)

L’autrice : Agatha Christie

Agatha Christie est une femme de lettres britannique, auteur de nombreux romans policiers, née le 15 septembre 1890 à Torquay, Royaume-Uni, et morte le 12 janvier 1976 à Wallingford au Royaume-Uni. Son nom de plume est associé à celui de ses deux héros : Hercule Poirot, détective professionnel belge, et Miss Marple, détective amateur. On la surnomme « la reine du crime ». En effet, Agatha Christie est l’une des écrivaines les plus importantes et novatrices du genre policier. Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme de Mary Westmacott.

Agatha Christie fait partie des écrivains les plus connus au monde et elle est considérée comme l’auteur le plus lu de l’histoire chez les Anglo-Saxons, après William Shakespeare ; c’est aussi de très loin l’auteur le plus traduit dans le monde. Elle a publié 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre, ces œuvres ayant été traduites en plusieurs langues. La plupart des intrigues se déroulent à huis clos, ce qui permet au lecteur d’essayer de deviner l’identité du coupable avant la fin du récit. La saveur de ses histoires réside dans la résolution de l’enquête, souvent improbable, prenant le lecteur par surprise.

Ses romans et nouvelles ont été adaptés au cinéma, dans des jeux vidéo ou à la télévision, en particulier « Le Crime de l’Orient-Express », « Dix Petits Nègres », « Mort sur le Nil », « Le Train de 16 h 50 » et « Témoin à charge ».

« Chaque homme a son prix, et c’est ce prix qui fait pencher la balance. »

« Je suis, bien entendu, en ma qualité de médecin, tenu au secret professionnel. J’ai donc pris l’habitude de ne rien confier à ma sœur. Elle découvre généralement ce que je lui ai caché, mais j’ai la satisfaction intime de n’être aucunement responsable. »

« Je commençais à comprendre les méthodes d’Hercule Poirot. Pour lui, le fait le plus anodin ne l’était qu’en apparence, il faisait partie d’un tout. Et toute sa conduite s’inspirait de ce principe. »

« Blunt ne répondit rien et, pendant une bonne minute, se contenta de la dévisager. – Ce que j’aime en vous, dit Flora avec une pointe de malice, c’est le brio de votre conversation. »

« Nous partîmes donc, sous le regard envieux de Caroline qui s’attarda sur le seuil pour nous suivre des yeux. On aurait dit un chien qui vient de se voir privé de sa promenade. »

« – Nous sommes au complet, dit Poirot. Sa voix avait un accent de triomphe et je vis une vague d’inquiétude passer sur tous les visages groupés à l’autre extrémité de la pièce. Chacun avait l’impression qu’une trappe venait de se refermer. »

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