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Du fond des âges de René Manzor

« Présent Christchurch,Nouvelle-Zélande. L’enfant maori se retourna sous une pluie battante et aperçut le 4 × 4 Holden qui fonçait droit sur lui. L’innocence de ses huit ans se chargea soudain de panique ; celle qu’éprouvent les animaux traqués. Le premier tir fit exploser le pare-brise d’une fourgonnette, à quelques centimètres de lui. Le petit garçon bondit en avant, jetant toutes ses forces dans une fuite désespérée. Le verre brisé taillada ses pieds nus, mais l’enfant ne sentit rien. Pas plus la douleur que le sang jaillissant de ses blessures. »

Résumé éditeur :

Nouvelle-Zélande. Un petit garçon court à perdre haleine dans les rues de Christchurch, poursuivi par un homme armé. Des coups de feu éclatent. À l’hôpital, on découvre que l’enfant a été porté disparu il y a trois ans. Il s’appelle Nateo, c’est le fils du célèbre explorateur Marcus Taylor. Pourquoi le retrouve-t-on maintenant ? Était-il séquestré ? S’est-il enfui ? Et qui peut vouloir tuer un enfant de huit ans ?

Un an auparavant, le glaciologue Marcus Taylor dirige une mission de scientifiques envoyés dans une base implantée en plein milieu de l’Antarctique. Quand ils arrivent sur place, ils découvrent des bâtiments saccagés et déserts. L’équipe précédente a disparu sans laisser de trace.

Quel lien y a-t-il entre la réapparition de l’enfant et cette expédition qui tourne au cauchemar ?

Une chose est sûre. Il est trop tard pour avoir peur….

414 pages – 19/10/2022

« Classés zone rouge par les autorités en raison des destructions provoquées par le séisme de 2011, ils conféraient encore à Christchurch, une décennie plus tard, des allures de ville fantôme. La banlieue où Marcus habitait avait été miraculeusement épargnée. Mais c’était un autre genre de malheur qui avait frappé la belle demeure de Fendalton, sur les berges de l’Avon. Cela faisait plus de deux ans, 732 jours exactement, que Marcus n’avait plus aucune nouvelle de Nateo. 732 jours… »

La magie Manzor a encore fonctionné. J’ai lu tous ses livres et à chaque fois, il m’a emportée dans ses histoires, envoûtée et avec des univers différents. Il n’y a pas de doute, René Manzor sait se renouveler avec talent pour notre plus grand plaisir. Pas de suspense, vous l’aurez compris j’ai adoré « Du fond des âges ». Une intrigue rythmée, pleine de rebondissements et de suspense, violente par moments mais aussi une histoire pleine d’amour et d’humanité. Non, ce n’est pas contradictoire. L’histoire est celle de Marcus, glaciologue de métier, qui vit en Nouvelle-Zélande à Christchurch. Il y a environ trois ans, son fils Natéo a disparu. Contrairement à sa femme maorie, Raïna, qui a perdu tout espoir de retrouver leur fils et est repartie dans sa tribu vivre son deuil, Marcus lui n’a jamais cessé d’espérer le retrouver. L’intrigue va se dérouler en alternance de nos jours et un an en arrière, lors de la dernière mission de Marcus en Antarctique qui s’est très mal passée. Après le crash de leur avion, les survivants ont fini par arrivés à la base dont les bâtiments sont dévastés. Aucune trace des scientifiques qu’ils devaient remplacer. Très vite des évènements particulièrement dramatiques vont survenir. Marcus est le seul survivant. Tout ce qui concerne cette mission est classifiée top secret. Finalement, Natéo est retrouvé. Mais il vient d’échapper de peu à une agression particulièrement violente. Sa mémoire a été touchée et il ne semble plus se souvenir de ses parents et de ce qu’il s’est passé ces trois dernières années. Une ancienne psychologue de Scotland Yard, récemment arrivée en Nouvelle-Zélande, va aider la police sur l’enquête de la disparition et l’agression de Natéo. Y aurait-il un lien entre les évènements dramatiques qui ont eu lieu en plein cœur de l’Antarctique et la réapparition étrange de Natéo. A vous de le découvrir en lisant ce thriller passionnant.

« Soudain, leur côté d’avion se détacha. Projeté dans les airs, le reste du fuselage heurta des corniches de glace, passa à travers des congères et finit par s’arrêter. Dès lors, le désert de glace retrouva son calme et son mystère. Désespérément blanc. Et silencieux. »

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Manzor-Du-fond-des-ages/1443090

Note sur Babélio : 4,33/5 (20 notes) – Ma note : 5/5

« – Il a dit quelque chose ? – Non. Et… je n’ai pas que de bonnes nouvelles, Marcus. L’autre balle a sérieusement endommagé son hippocampe. – Tu veux dire quoi par là ? – Eh bien… il va conserver une bonne partie de sa mémoire sémantique, le langage, la coordination des membres, mais la mémoire épisodique, elle, sera moins fiable. Il ne réagit pas à son prénom, ne se souvient pas de sa disparition… il va falloir être patient. – Mais il saura quand même qui je suis, n’est-ce pas ? Le docteur luttait pour trouver comment répondre à cette question. – Clyde ? insista Marcus. – Il se peut qu’un jour tout revienne à la normale, mais… – Attends, t’es en train de me dire que… que Nateo ne va pas se souvenir de moi ? – C’est possible. »

L’auteur : René Manzor

René Lalanne, dit René Manzor, né le 4 août 1959 à Mont-de-Marsan, est un réalisateur et scénariste français. Il est le frère de Francis et de Jean-Félix Lalanne.

Il a écrit et réalisé des longs métrages comme « Le Passage » ou « Un amour de sorcière ». Il a principalement travaillé à la télévision et même mis en scènes des épisodes de séries anglophones comme « Le Voyageur », « Highlander » ou encore « Les Aventures du jeune Indiana Jones ».

En cinq romans seulement, il s’est imposé comme une des références du thriller français. Pour « Celui dont le nom n’est plus » il a reçu le Prix Cognac du polar Francophone. Pour « Apocryphe », le Prix Polar Les Petits Mots des Libraires. Et pour son avant-dernier roman, « À Vif », le Grand Prix Iris Noir Bruxelles 2021 et le Prix de l’Embouchure 2022.

« Le froid était si coupant que les survivants osaient à peine respirer. Ils avaient récupéré manteaux, gants, bottes et bonnets dans les bagages ou sur les morts. Tout ce qu’ils ne portaient pas sur eux leur servait de couvertures. Masha avait fabriqué une attelle pour le bras fracturé de Piri. Pour calmer l’inflammation, elle lui avait confectionné un cataplasme de glace qu’il portait en écharpe autour de son bras. Dans les yeux de Kalypso, toute étincelle d’espoir avait disparu, mais elle faisait de grands efforts pour ne pas le montrer. »

« Retour au présent Christchurch, Nouvelle-Zélande. Il faisait nuit quand Abby arriva chez elle. Elle gara sa voiture de location dans l’allée et resta assise un long moment à fixer la façade bleue de sa nouvelle maison. À Londres, elle avait passé une soirée entière à feuilleter les albums de famille avec Jaymie, remplis de ses souvenirs de Nouvelle-Zélande. Il lui avait présenté les visages familiers de son enfance sur les photos jaunies et elle s’était extasiée sur les décors qui en constituaient l’arrière-plan, sur le quartier de Sumner, où Jaymie avait grandi, et sur cette maison où il avait fait ses premiers pas, le bungalow de style Craftsman dans lequel elle venait d’emménager avec leur fils. Dans la douce lumière des lampadaires, sa façade bleue évoquait les contes de fées et ses moulures blanches, du sucre d’orge. Ce n’est pas comme de vivre avec toi, Jaymie, songea-t-elle, mais c’est ce qui s’en rapproche le plus. »

« Mais le pilote glissait progressivement vers la perte de connaissance. – Ouvre-moi ces putains d’yeux, Piri ! ordonna Marcus. Et fais-moi un haka, bordel ! L’ex-All Black n’était pas très doué pour obéir aux ordres, mais la provocation de Marcus fut efficace. Ses paupières se rouvrirent. – Voyons où en est cette main, fit le commandant. – Ne la touchez pas ! Je ne veux pas… vous filer cette saloperie. – J’ai des gants, Piri, et je vais faire super gaffe, crois-moi. Il dégagea la couverture qui enveloppait l’infection et constata avec angoisse que la croûte noire grimpait le long du bras. – Oh, mon Dieu ! ne put s’empêcher de lâcher Kalypso. – Je suis désolé, vieux, soupira Marcus. Je peux juste te soulager, mais je suis glaciologue, pas toubib. – C’est déjà bien. La morphine… commence à faire son effet, merci, commandant. »

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Un commentaire sur “Du fond des âges de René Manzor

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