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Battle Royale de Koushun Takami

 

 

« Aujourd’hui, mes petits amis, vous allez vous amuser à vous entre-tuer ! »

 

 

Résumé éditeur :

Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de «Battle Royale». Chaque année, une classe de 3e est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un survivant… Ceci afin de servir d’exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades.

Version contemporaine survitaminée de Sa Majesté des Mouches, de William Golding, Battle Royale a défrayé la chronique à sa publication, avant de devenir l’un des plus grands best-sellers de l’édition nippone.

 

 

 

« Sans doute certains d’entre vous estiment-ils que c’est absurde de se massacrer entre copains de classe. Certes, mais n’oubliez pas ceci : tous les autres sont déjà hypermotivés, eux ! »

 

 

Je ne connaissais absolument pas « Battle Royale », ni ce livre ni le film tiré de celui-ci et encore moins la manga, elle aussi tirée de ce roman. Grand succès donc pour cette dystopie violente. Quand on me l’a offert, j’ai découvert en 4e de couv la référence à « Sa Majesté des Mouches » de William Golding, que j’avais découvert avec effroi il y a très longtemps quand je travaillais en libraire, rayon jeunesse. Une telle violence entre enfants, écrite pour des jeunes, ça m’avait énormément marquée, et pas dans le bon sens. J’étais donc assez dubitative au moment de me lancer dans cette lecture, un pavé qui plus est, puisque 831 pages, tout de même.

Mais comme c’était un cadeau, je me suis un peu forcée. Bien m’en a pris, car j’ai beaucoup apprécié cette histoire. Bien sûr, ce jeu hyper brutal, violent et inhumain, imposé chaque année à une classe de 3e dans cette République de la Grande Asie… société imaginaire, mais qui a ses bases au Japon, est vraiment insoutenable sur le principe. Kidnapper ces jeunes, les emmener sur une île isolée du reste du monde, les obliger à s’entretuer pour qu’il n’en reste qu’un à la fin. Horreur ! Aucune sortie de secours, des tas de règles folles qui les obligent à bouger et donc tomber sur d’éventuels ennemis, hier encore des camarades de classe.

Je ne nie pas une violence, présente, et dès le départ, on sait qu’ils vont forcément quasiment tous mourir. Mais, et c’est en cela que ce livre m’a plu, ce n’est pas juste de tueries sans arrêt, mais au fil de ces 800 pages, on découvre aussi ces jeunes, on apprend à les connaître, on s’y attache (et oui même si on sait qu’ils vont mourir) et au détour des conversations, ils nous livrent de nombreuses réflexions sur la société dans laquelle ils vivent, pas toujours si éloignée de notre réalité. On parle dans ce livre finalement de la vie, de l’amitié, de la confiance en l’autre, de l’amour aussi, de la vie en société… Bref, je me suis laissée happer par ce livre, et j’ai eu du mal à le finir. Pas envie qu’il se termine, même si je voulais avoir le fin mot de l’histoire. Qui s’en sort ? Comment ? La quasi fin est d’ailleurs excellente, bien trouvée… la toute fin, laisse la place à un 2e tome car ouverte. Ça par contre, je n’aime pas qu’on me laisse un peu sur ma faim…

Pour ceux qui auraient envie de se lancer, allez-y, ça vaut le détour… mais surtout ne vous laissez pas impressionner par la difficulté des noms japonais.. surtout au début, on fait le tour de la classe, ils sont quand même 43. Pas grave, si vous ne retenez pas tous les noms et prénoms… On s’y fait !!

Bref, très bonne lecture, il va être difficile de me plonger dans un autre roman. Merci à ceux qui me l’ont offert. Bien vu !

 

 

« Parce que si tu commences à douter, alors oui, tu peux douter de tout, absolument de la moindre petite chose, tu peux douter. Mais si tu doutes de tout, il faudra que tu t’entoures de tellement de précautions que tu ne pourras bientôt plus bouger le petit doigt ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Takami-Battle-Royale/7967

 

 

« Certes, c’était mal de tuer ses camarades de classe. Mais puisqu’ils allaient tous mourir a la fin du temps réglementaire, à quoi bon s’entraider ? Mal ou pas, tout ça n’était que des délires d’intellectuels. Yoshio, lui, ne voulait pas crever. Il avait simplement peur. Peur de tous ses  » camarades de classe  » prêts à montrer les crocs. Imaginez-vous un instant une bande de tueurs à vos trousses… »

 

 

« Je m’en rends compte pour la première fois aujourd’hui, mais en fait, je ne sais rien des autres élèves… Je ne connais pas leur vraie personnalité. Tu vois ce que je veux dire? On ne peut pas lire par transparence dans le coeur des gens… »

 

 

« Tenant la lame de la faucille à la lumière de la lune, elle la secoua énergiquement afin de l’égoutter. Les gouttes de sang s’écrasèrent par terre.

Pas trop mal pour un début, pensa Mitsuko. Elle avait voulu trouver un couteau ou un outil plus pratique que la faucille découverte dans son sac, mais tout compte fait, cette dernière n’était pas une si mauvaise arme. Il suffisait de savoir la manier…. Cependant entrer dans une maison comme elle l’avait fait, sans savoir si l’endroit était déjà occupé, manquait un peu de jugeote. Elle se promit de faire plus attention à l’avenir ».

 

 

« S’évader de l’île… Oui mais comment ? Shûya avait bien songé à dénicher un bateau, seulement ce projet s’était bien vite révélé quasi impossible à réaliser : à cause des navires de surveillance qui croisaient autour de l’île, bien sûr, et surtout… (Portant de nouveau la main à son cou, Shûya y tâta la surface froide devenue familière). Eh oui, le collier. Il fallait se faire une raison : cet object les mettait entièrement à la merci de Sakamochi.

Il suffisait d’un signal émis depuis la machine contrôle installée dans l’école pour faire exploser la mini-bombe qu’ils portaient chacun autour du cou ».

 

 

« Yukiko restait bouche bée de frayeur et d’étonnement. Le même fracas s’éleva encore une fois, puis elle éprouva un choc, comme si elle recevait un coup de poing dans la tête. Ce fut sa dernière sensation.

Kazuo Kiriyama (G-6), accroupi pour ne pas risquer d’être repéré, se hâta d’abaisser le canon du Walther PKK. C’était celui de Mitsuru Numaï, mais il l’avait récupéré. Il fit de même avec les sacs à dos des deux filles.

[Reste : 27] »

 

 

« Shûya contempla le revolver qui pendait au bout de sa main entre ses jambes pliées. Il releva la tête. Une autre question lui était venue. « Tu ne voudrais pas me dire à quoi ça mène ?

– Quoi ?

– Ce jeu. A quoi il sert ? Le Programme a-t-il un sens ? »

Kawada parut d’abord étonné, puis il s’esclaffa en baissant la tête.

« Mais aucun, mon vieux ! La bonne blague !

– Si j’ai bien compris, le Programme sert aux besoins de la défense nationale », intervint Noriko.

Kawada ne se départit pas de son sourire.

« ça, c’est n’importe quoi… D’un autre côté, comme ce pays tout entier est devenu fou, ça a peut-être un sens, finalement ». »

2 commentaires sur “Battle Royale de Koushun Takami

  1. Lord Arsenik
    27 janvier 2018

    J’ai beaucoup aimé, nettement plus mature que Hunger Games qui exploite le même filon

    Aimé par 1 personne

    • Lilou
      27 janvier 2018

      tout à fait, j’ai été agréablement surprise ! 🙂

      J’aime

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Cette entrée a été publiée le 23 janvier 2018 par dans dystopie, mes coups de coeur, et est taguée , , , , , , .
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