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Numéro deux de David Foenkinos

 

 

« C’est ainsi qu’une vie humaine bascule du mauvais côté.

C’est toujours un rien qui fait la différence, comme si le simple positionnement d’une virgule pouvait changer la signification d’un roman de huit cents pages. »

 

 

Résumé éditeur :

En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre.

Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi.

 

240 pages – 6/1/2022

 

 

 

« Quand on pense au hasard qui déposa Martin sur la roue de David Heyman, et plus encore avec ces lunettes sur le nez, on n’est pas loin de croire à de la sorcellerie. »

 

 

Attirant, un roman basé sur Harry Potter et son succès phénoménal ! Personnellement comme d’innombrables personnes j’ai lu et vu les films tirés des aventures du petit sorcier. Mon fils et mes neveu et nièce ont grandi avec Harry. Du coup, l’attente est grande. Bon je rectifie tout de suite, même si Harry Potter est le fil conducteur de ce roman de David Foenkinos, le personnage central est Martin Hill. Le nom est fictif mais Martin a bien existé… C’est le jeune garçon qui était pressenti pour incarner Harry Potter au cinéma, tout comme un certain Daniel Radcliffe qui lui, finira bien par remporter le rôle phare de cette saga incroyable. Martin est donc le numéro deux, celui qui a failli décrocher le rôle mais qui au final, n’a pas été choisi. Sans bien comprendre pourquoi ! Toute l’histoire de « Numéro deux » découle de cette deuxième place, de ce rejet, de cet échec. Martin qui vit la semaine, seul avec son père, anglais, à Londres et les week-ends à Paris avec sa mère, française (comme vous l’aurez compris, ses parents sont divorcés) n’arrive pas à digérer ce revers cuisant. D’autant plus difficilement que beaucoup lui trouve une certaine ressemblance avec Harry Potter et que bientôt les livres et les films vont s’enchaîner avec un succès grandissant. Cet étalage médiatique lui rappelle sans cesse le rôle et la vie qu’il aurait pu avoir s’il n’était pas arrivé deuxième, s’il n’avait pas été le perdant, le loser. Martin va se renfermer sur lui-même et mettre en place un système d’évitement, véritable système de survie au prix d’une grande solitude. Je ne vous en dirai pas plus sur ce roman mêlant comme souvent chez David Foenkinos des éléments de la vie réelle avec de la fiction. Que va devenir Martin ? Va-t-il réussir à surmonter cette épreuve dramatique que le hasard de la vie a mis sur son chemin ? A vous de le découvrir en lisant ce roman original et plaisant. Bien écrit, « Numéro deux » est un bon moment de lecture sans être un véritable coup de cœur.

 

 

 

« On évoque souvent le « conte de fées » vécu par J. K. Rowling. Il faut imaginer une jeune femme, vivant de manière très précaire, élevant seule son enfant, et devenant subitement la plus grande héroïne du royaume. Voilà un destin qui semble fomenté par le cerveau d’un scénariste d’excellente humeur. »

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/Foenkinos-Numero-deux/1350143

 

Note sur Babélio : 3,86/5 (428 notes) – Ma note : 3/5

 

 

 

« C’est seulement sur le chemin de l’école qu’il lui fit part de son échange avec le producteur. « Bien sûr, je connais Harry Potter ! Tout le monde est en train de le lire à l’école », répondit aussitôt Martin. Deux phrases lapidaires qui accentuèrent le sentiment de déconnexion de John. Il se rendait compte chaque jour davantage de sa capacité à slalomer entre les modes. Il expliqua alors la situation à son fils. L’homme venu lui parler sur le tournage pensait qu’il ressemblait beaucoup au personnage principal. Martin trouva cette nouvelle incroyable. S’il n’en avait pas eu la curiosité jusque-là, il avait hâte maintenant de se plonger dans le livre. Ressemblait-il vraiment à Harry ? Personne ne lui avait jamais dit une chose pareille. »

 

 

L’auteur : David Foenkinos

David Foenkinos, né le 28 octobre 1974 à Paris, est un romancier, dramaturge, scénariste et réalisateur français.

Ses parents souvent absents n’ayant pas de bibliothèque, David Foenkinos lit et écrit peu pendant son enfance. À seize ans, il est victime d’une infection à la plèvre, une maladie pulmonaire rarissime pour un adolescent. Opéré d’urgence, il passe plusieurs mois à l’hôpital. C’est sur son lit de convalescent qu’il commence à dévorer les livres, puis à peindre et à jouer de la guitare. De cette expérience, il a gardé une pulsion de vie, une force qu’il a voulu retranscrire dans ses livres.

Il étudie les lettres à la Sorbonne et parallèlement la musique dans une école de jazz, ce qui l’amène au métier de professeur de guitare. Le soir, il est serveur dans un restaurant. Après avoir vainement essayé de monter un groupe de musique, il décide de se tourner vers l’écriture.

Après une poignée de manuscrits ratés, il trouve son style, poste son premier roman « Inversion de l’idiotie » : de l’influence de deux Polonais, refusé par tous les éditeurs sauf Gallimard qui le publie en 2002, avec lequel il obtient le prix François-Mauriac.

S’ils sont très bien vendus depuis 2009, à l’égal d’auteurs comme Marc Levy, Guillaume Musso ou E.L. James, ses livres restent dans un premier temps relativement discrets. C’est avec « Le Potentiel érotique de ma femme », qui obtient le prix Roger-Nimier en 2004, que la carrière de l’auteur connaît un premier temps fort, suivi par un second en 2009, avec « La Délicatesse ».

Parallèlement à son écriture romanesque, David Foenkinos travaille de temps en temps sur des scénarios de cinéma. Aux côtés de son frère, Stéphane Foenkinos, il a notamment réalisé en 2006 un court métrage, intitulé « Une histoire de pieds ».

En 2011, de nouveau avec son frère Stéphane, il co-réalise le film « La Délicatesse », adaptation de son roman éponyme de 2009. Le film est nommé dans deux catégories aux Césars 2012, pour le César de la meilleure adaptation, et pour le César du meilleur premier film.

En 2014, il co-adapte son roman « Les Souvenirs ». Le film, réalisé par Jean-Paul Rouve, dépasse le million d’entrées en France.

En 2014, avec son roman Charlotte, David Foenkinos connaît la consécration. C’est un succès de librairie avec 450 000 exemplaires vendus. Finaliste du prix Goncourt, il obtient plusieurs autres grands prix littéraires, dont le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens. Il obtient également le Globe de cristal du meilleur roman de l’année 2014.

 

 

 

« Sur le chemin du rendez-vous, John avait mis son fils en garde : « Tu sais, les gens qui ont du pouvoir en abusent. Ne te laisse pas déstabiliser. Ce qui compte, c’est ce que tu as en toi… » Difficile d’imaginer discours aussi peu en adéquation avec le réel. Susie avait immédiatement fait preuve d’une grande bienveillance, cherchant à mettre Martin à l’aise. Tout comme David Heyman, elle avait ressenti quelque chose de l’ordre de l’évidence face à ce nouveau prétendant. Elle n’osait y croire, mais c’était peut-être Harry qui venait de franchir la porte de son bureau. »

 

 

« Le hasard est décidément vicieux. Avant de croiser la route de Martin, David Heyman avait jeté son dévolu sur un autre acteur. Il avait en effet repéré un certain Daniel Radcliffe dans un téléfilm de la BBC sur David Copperfield. Il avait déjà eu l’occasion de rencontrer son père par ailleurs, car il était agent littéraire. En dépit de ce lien, les choses n’étaient pas si simples. On parlait alors de tourner sept films, probablement à Los Angeles. Après réflexion, les parents du jeune Daniel avaient donc décidé que leur fils ne passerait pas les essais pour Harry Potter. Cela signifiait un trop grand bouleversement, et une déscolarisation. Le producteur avait insisté, mais rien n’y avait fait : c’était non. »

 

 

 

« Martin se renferma un peu plus encore. Sa mère ne savait plus que faire. Elle essayait de lui changer les idées, mais ce n’était pas simple. On ne change pas les idées de quelqu’un comme on change l’eau d’un vase. » 

 

 

 

« On associe toujours le hasard à une force positive qui nous propulse vers des moments merveilleux. De manière étonnante, sa version négative est très rarement évoquée, comme si le hasard avait confié la gestion de son image à un génie de la communication. La preuve : on dit communément que le hasard fait bien les choses, ce qui occulte totalement l’idée qu’il peut tout autant mal les faire. »

 

 

 

« Ce qui est violent dans l’échec, c’est d’avoir perdu la maîtrise de son destin. C’est la soumission à la décision de l’autre. »

 

 

 

« Rencontrer quelqu’un, c’est se permettre d’exister à nouveau sans son passé. On se raconte comme on veut, on peut sauter des pages et même commencer par la fin. »

 

 

 

« Autant adoucir la déception de qui s’est rêvé océan en lui offrant d’être une goutte d’eau. »

 

 

Ma prochaine lecture :

 

 

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Cette entrée a été publiée le 23 février 2022 par dans divers, Livre, Mes lectures, roman, et est taguée , , , , , , , , , .
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