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L’héritage du rail de Morgan of Glencoe – La dernière geste, deuxième chant

 

« Tu sais quoi, Yuri-chan ? T’as pas besoin d’avoir peur, parce que je suis ton courage.

– Quoi ?!

– Je suis ton courage. Tu es mon espoir ».

 

 

Résumé éditeur :

Alors que la nouvelle se répand en Keltia, Yuri, ramenée de force à l’ambassade du Japon, est déterminée à reprendre sa liberté malgré tout. Mais comment fuir, et où trouver refuge ? Seul le Rail semble désormais capable de lui donner asile…

 

Après les débuts en fanfare de la série La Dernière Geste de Morgan of Glencoe, romancière et harpiste professionnelle, voici enfin le deuxième tome très attendu des lecteurs et lectrices.

 

466 pages – 24/9/2020

 

 

 

« Au pied de l’arbre gisait la corde qui avait retenu Yuri, la propre fille de Kenzô. Yuri, qui avait fui le mariage qu’il lui imposait avec Louis-Philippe. Yuri, que les Rats avaient recueillie et, pour qu’elle survécût à la vindicte de son royal fiancé, avaient finalement fait passer pour leur prisonnière. Yuri, que Kenzô avait encore une fois échoué à protéger ».

 

 

Quel merveilleux plaisir que de se replonger dans l’univers si féérique de Morgan of Glencoe et retrouver les personnages de « Dans l’ombre de Paris », enfin, ceux qui sont encore en vie. Oui je vous l’avoue j’avais hâte et ce fut délicieux. J’avais tellement été agréablement surprise et enthousiasmée par le premier chant de la dernière geste. Ceux qui l’ont aimé seront comme moi ravis de repartir à l’aventure avec Yuri, Bran, Ren, Al, la capitaine Trente-Chêne, Pyro, Taliesìn et tant d’autres. Pour les autres, il vous faut absolument lire « Dans l’ombre de Paris » avant « L’héritage du rail » qui fut un coup de cœur pour moi. Pour ceux-là attention, je suis obligée de spoiler un peu. On se retrouve après la chute des Rats dans les égouts de Paris après que Louis-Philippe, futur roi de France et fiancé de Yuri, soit venu les exterminer afin de reprendre Yuri. Pour la protéger, Sir Edward Longway avait fait une mise en scène pour que Louis-Philippe pense que sa fiancée était prisonnière et non qu’elle était là de son propre chef. Yuri, dévastée par la mort de ses amis, est contrainte de rentrer à la Cour du roi de France. Elle n’a qu’une idée en tête, s’enfuir de nouveau pour échapper à ce mariage qui lui est imposé par son père Nekohaima Kenzô, l’ambassadeur blanc du Japon, et fuir également cette vie qui n’est qu’une prison pour elle. Sa meilleure amie, la petite selkie, Bran, qu’elle croit morte, est récupérée par le barde Taliesìn, son mentor, et par Ren, son amoureux, le médecin fée du Rail. Tous deux vont tout faire pour la sauver. Yuri finit par s’échapper une nouvelle fois du Louvre et part retrouver ses amis sur le Rail, l’un des seuls endroits encore libres en dehors de Keltia, sur la rame Cinq commandée par la Capitaine Trente-Chêne, femme de tempérament mais au grand cœur. Commence alors une course poursuite où chacun devra trouver sa place et avancer sur le chemin de cette vie périlleuse mais aidé par l’amitié et la fidélité à des valeurs. Vraiment les personnages sont très attachants, féériques au vrai sens du terme pour certains. L’univers de Morgan of Glencoe est bercé de magie, de légende, d’humanité et d’aventure teintée de fantastique. Je n’avais pas envie que ce livre se termine tellement j’étais bien à le lire et évidemment j’attends avec grande hâte la suite de cette histoire. Gros gros coup de cœur !

 

 

 

« Jack William Longway, alias Douze, était à genoux devant le corps de son père. Il ignorait que, moins d’une heure auparavant, Nekohaima Kenzô s’était tenu exactement au même endroit, exactement dans la même position. Le machiniste ne voyait rien, à présent que les néons avaient lâché, mais il serrait la main d’Edward entre les siennes, cette main qui l’avait autrefois nourri, vêtu, rassuré, et qui avait assumé pour lui d’autres tâches moins agréables. Cette main qui ne s’était jamais levée sur lui. Cette main qu’il avait étreinte avec une surprise incrédule quelques semaines plus tôt. Et, il le savait, dont il ne sentirait plus jamais la tendre pression sur son épaule.

Il ne pleurait pas.

Pas encore ».

 

 

Lien vers la fiche du livre sur Babélio

https://www.babelio.com/livres/of-Glencoe-Lheritage-du-rail/1258364

 

 

 

« Camille-Agnès Albane du Mont de Trente-Chênes sécha son verre de whisky. Le goût de tourbe ne se mariait pas très bien avec le chocolat noir, mais elle n’en avait pas grand-chose à faire. Elle avait besoin de quelque chose de plus fort que du café.

– Crétin de Chevalier de mes deux, grogna-t-elle à sa bouteille, et à travers elle à celui qui la lui avait vendue.

Elle n’était pas ivre, loin s’en fallait. Non qu’elle n’eût apprécié de céder aux effets de l’alcool, mais elle ne pouvait pas se le permettre. Avec un soupir, elle reposa son verre vide et s’interdit de le remplir avant au moins une demi-heure. Elle entendit le pas traînant de Douze dans le couloir.

– Entre, Jack, ordonna-t-elle avant qu’il ne frappe.

– Douze, ma Capitaine, dit-il en poussant la porte. Dans le train, c’est Douze. Je suis rentré ».

 

 

 

« Mais Taliesìn empoigna fermement le bras du Spectral, et les yeux de celui-ci brillèrent de l’aura verte qui émanait normalement de ses mains lorsqu’il soignait. Il tressaillit, cligna plusieurs fois des paupières, fronça les sourcils. En un instant, il rajeunit jusqu’à retrouver son aspect habituel.

– Vous savez que c’est risqué pour vous, seigneur Taliesìn ? demanda-t-il par acquit de conscience.

– Ren-kie, s’il te plaît… Sens un peu plus loin que le bout de tes doigts.

Ils échangèrent un regard.

– Vous pouvez vraiment faire ça ?

– Sauve-la, nous en reparlerons plus tard.

Une lumière émeraude jaillit des mains de Ren, si puissante et si lumineuse qu’Alcyone se couvrit les yeux ».

 

 

 

« Et elle se sentait bien.

La tempête émotionnelle qui déchirait son esprit depuis des jours s’était apaisée pour céder sa place à une vacuité bienvenue, reposante et concentrée.

– Combien de barillets a-t-elle vidés ? chuchota Ryûzaki à HA-17, son aide de camp.

– Quarante-deux, mon Colonel.

– Pourcentage de réussite ?

– Quatre-vingt-six pour cent.

Les sourcils de Ryûzaki eurent un sursaut.

– Ce n’est pas le résultat d’une débutante !

HA-17 s’apprêtait à répondre lorsque Yuri les interrompit ».

 

 

 

« – Nekohaima-sama !

– Ryûzaki-kun ? Qu’est-ce que…

– Elle a disparu, Nekohaima-sama ! Yuri-hime… Elle était dans sa chambre il y a encore une demi-heure, j’ai vérifié, elle dormait, je vous jure que je n’ai pas quitté mon poste…

– Calme-toi.

Le colonel reçut l’ordre comme un coup de poing dans le ventre. Il cessa de respirer. Écrasa tant qu’il put son front contre le sol. L’Ambassadeur se leva lentement et claqua des doigts pour lui signifier de se relever.

– Je sais où elle est, dit Kenzô avec une froideur dont son esclave ne sut si elle était pleine de colère contenue ou simplement d’indifférence. Prends HA-17 et allez la chercher. N’en parle à personne, et pas d’incident diplomatique. N’oublie pas que les trains sont un territoire keltien. Tu y vas, tu la ramènes. C’est tout. Suis-je clair ?

– Oui, Nekohaima-sama ».

 

 

 

« Je sais que chaque jour, dans le monde entier, des filles, des femmes, des vieillardes, prouvent leur force au monde entier, et que le monde entier s’en fout. Mais ne me prenez pas pour une femme forte, Yuri-hime : je ne saurais, vous ne saurez, si je suis forte que lorsque que je serai tombée, et seulement à la façon dont je me serai relevée, si tant est que je me relève. La puissance vient du monde. La force ne vient que de soi ».

 

 

 

« – Mais il y a bien quelque chose, avec le nom d’une Selkie, non ? Je veux dire, Sir Edward m’a dit un jour qu’on ne surnommait pas une Selkie, et de fait, Bran ne supporte pas qu’on l’appelle Shura, et… Et juste avant que…

Elle s’arrêta, but une gorgée de thé. Hésita. Soupira. C’était la première fois qu’elle évoquait volontairement ce souvenir.

– Juste avant la bataille des Égouts. Elle m’a dit son nom.

– Vous voulez dire son nom complet ? En trois parties ?

– Oui, je veux dire Bran S…

– Ne le prononcez pas, la coupa Ren. On ne prononce pas le nom entier d’une Selkie hors de sa présence, à moins qu’elle ne soit morte. Je ne suis pas très au courant de ce genre de choses, les Selkies n’approchent pas souvent les gens qui vivent hors de la Mer, et elles protègent bien leurs secrets ».

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